Un reportage signé Valérie Cantié Déclenchement, aujourd'hui, du plan national canicule, comme chaque 1er juin, depuis la vague de chaleur de 2003 qui a fait 15 000 morts en France. Huit ans après le drame qui a frappé le pays, doit-on s'attendre à une vague de chaleur et si oui, est-on prêt à l'affronter ? Ce printemps est le plus chaud depuis un siècle. Le mois de juin s'annonce également plus chaud que la normale, c'est Joël Collado qui le dit ! Mais il reste difficile de prévoir à l'avance un vrai pic de canicule, c'est toute la difficulté pour Météo France. Tout ce qu'on peut faire, c'est se préparer le mieux possible. 2003 a marqué les esprits : les urgences débordées, des malades allongés par terre faute de lits. En 2006, une autre canicule a tué 2000 personnes. Aujourd'hui, l'objectif numéro un, c'est que les personnes à risques ne se retrouvent plus aux urgences à cause de la chaleur. Interview de Pierre Carli, directeur du SAMU de Paris - A partir d'aujourd'hui, le plan canicule est en veille, c'est le niveau 1. Mais dès que des températures élevées s'installent pendant trois jours et trois nuits consécutifs, Météo France donne l'alerte. Ces températures varient selon les départements, mais c'est autour de 20°C pour les minimales et 30°C pour les maximales. Les mairies doivent tenir un registre des personnes à risques et si le niveau 2 est déclenché par le préfet, les secours peuvent intervenir au domicile, voire défoncer des portes. Le problème, c'est qu'il faut s'inscrire volontairement sur ces registres municipaux et on ne le fait pas toujours. Au niveau 2, les aides à domicile, les associations, les personnels des maisons de retraite sont chargés, aussi, de surveiller au plus près les personnes âgées. Pierrette vit dans une maison de retraite de la région parisienne. Victor Tribot-Laspierre l'a rencontrée. Interview de Pierrette - Aujourd'hui, chaque maison de retraite doit avoir une pièce rafraîchie et climatisée. 97% des établissements sont équipés à ce jour. Si le niveau 2 d'alerte est déclenché, les pensionnaires doivent y être installés et du personnel vacataire peut être appelé en renfort. Très bien, mais moyens encore insuffisants, pour Pascal Champvert, le président de l'Association des directeurs au service des personnes âgées. Interview de Pascal Champvert, président de l'Association des directeurs au service des personnes âgées Enfin, le niveau 3 d'alerte, niveau de mobilisation maximale, lui, est activé par le Premier ministre lorsqu'il y a en plus d'une vague de chaleur, une pénurie d'eau ou un problème d'approvisionnement en électricité. Pour recevoir des conseils, connaitre les lieux où se rendre en cas de coup de chaleur : Numéro vert : 0 800 06 66 66

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