1er mai d'entre deux tours, 1er mai politique. Les conflits sociaux ont émaillé la campagne présidentielle. A J-5 du second tour, le service économique de France Inter est retourné prendre des nouvelles des salariés en lutte. Pendant la campagne, il n'y a pas eu de trève. Pour Annick Coupé, la porte parole de l'union syndicale solidaire, c'est LE signe particulier de cette course électorale (interview). Le Pouvoir d'achat. Le conflit emblématique, c'est PSA Peugeot Citroën à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. Du 28 février au 11 avril, 500 ouvriers ont fait grève. Ils demandaient l'intégration des intérimaires, le départ à la retraite des plus de 55 ans et surtout la revalorisation des salaires : 300 euros de plus par mois. 4 candidats à la présidence se sont déplacés. Mais les grévistes n'ont finalement rien obtenu et on le sait désormais, le constructeur automobile va supprimer des postes. Rachid Moussaoui travaille à la chaine. Il gagne le SMIC. Cet après-midi, il sera dans le cortège du premier mai. Pour dimanche, il n'a pas encore fait son choix (interview). La classe ouvrière n'a pas été la seule à manifester. Le 16 mars, les salariés d'Alcatel Lucent étaient plus de 3.000 dans la rue à Paris - c'est un bon score pour des ingénieurs qui n'ont pas l'habitude des conflits. Dans la foulée de la fusion avec l'américain Lucent, il y a moins d'un an, 1.500 emplois vont être supprimés en France. Bertrand Lapreye, le délégué syndical central, dénonce une délocalisation qui ne dit pas son nom (interview). Une véritable politique industrielle. C'est exactement ce que les salariés d'Airbus réclament eux aussi. Le futur gouvernement devra agir et vite, explique Jean-François Knepper, le coprésident Force Ouvrière du comité de groupe européen d'Airbus (interview). Le plan Power 8 prévoit 10.000 supressions d'emploi en 4 ans. "Je ne me sens pas tenu par ce plan", affirmait Nicolas Sarkozy, il y a 15 jours. Ségolène Royal a promis de le suspendre, si elle est élue. Quelle que soit l'identité du futur chef d'Etat, il rencontrera très rapidement les partenaires sociaux. La semaine suivant l'élection pour le candidat de la droite ; en juin, pour la socialiste. Un dossier de Julie Marie-Leconte réalisé aussi avec Bruce de Galzain, Philippe Lefébure et Stéphane Iglesis.

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