Nous sommes aujourd'hui le 1er novembre, le jour de la Toussaint, fête de tous les saints pour les catholiques, jour qui précède dans cette même religion la fête des morts. En cette occasion, la tradition est d'aller fleurir la tombe de ses proches disparus. Cette célébration des morts se retrouve dans beaucoup de cultures différentes. Et elle donne parfois lieu à des manifestations beaucoup plus festives que chez nous. Fêter les morts, ce n'est pas forcément triste. Et nous nous sommes amusés à faire un petit tour du monde de ces fêtes des morts plutôt enjouées. A Madagascar, par exemple, le mois d'octobre qui vient de se terminer et qui marque la fin de la saison sèche est aussi la fin de la saison des fameux "retournement de morts", les "Famadine", en malgache. On va en famille au tombeau et on déterre les morts pour faire la fête avec eux. Notre correspondant à Madagascar, Pierre Motais, a demandé à un anthropologue de l'Université d'Antananarivo de nous détailler cette étonnante cérémonie (interview). Au Mexique aussi, on se fait une joie de rendre visite à ses morts. Dans ce pays, ça ne dure que deux jours, aujourd'hui et demain, mais c'est une fête très importante, qui réunit des milliers de gens. Marie Normand a joint au téléphone un sociologue mexicain qui nous explique que là-bas, comme à Madagascar, on ne considère pas la mort comme une fin (interview). Au fond, il y a beaucoup de similitude entre toutes ces fêtes des morts à travers le monde. Autre continent, autre culture, en Asie, au Cambodge. Là aussi, il y a une fête des morts, qui dure 15 jours et commence au premier jour de la lune descendante (cette année c'était en septembre). Et là aussi, c'est l'occasion d'offrir de la nourriture aux défunts. C'est un prêtre des missions étrangères de Paris, qui vit au Cambodge depuis plus de 40 ans qui a révélé à Marie Normand les secrets de ces cérémonies (interview). Un dossier de Lionel Thompson.

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