Aujourd’hui 1er novembre, c'est la Toussaint, jour férié bien sûr mais aussi fête catholique. En réaction à Halloween, les catholiques justement ont choisi de se « démarquer » et ont créé eux aussi leur évènement en 2002 : « Holywins » - en français « la sainteté l'emporte ». Hollywins en est maintenant à sa 6ème édition et ça marche plutôt pas mal. Près de 8000 personnes ont participé hier à l'évènement. Un concert de musique rock, rap, gospel avec une particularité, les groupes sont chrétiens. Toute la journée d'hier, des jeunes ont distribué le journal d' « Holywins » tiré à 100.000 exemplaires. L'un d'eux, François, tentait de convaincre les passants de se rendre au concert (interview). Holywins, c'était donc un concert hier soir place du Panthéon à Paris. Parmi les groupes invités : Deklic (interview). Voilà pour la musique de ce groupe créé il y a un an par 5 trentenaires. Yvan écrit et compose. Il a un message à faire passer à tous et au sein même de son groupe (interview). Holywins lance même cette année « Holytremp », une star'ac catho. L'idée est de découvrir de nouveaux « talents » chrétiens ou non qui auront la possibilité de se produire l'année prochaine sur la scène d'Holywins et pourraient enregistrer un titre en studio avec la maison de disque Rejoyce. Gabriel Lefèvre en est le fondateur. Il relance l'initiative car les groupes chrétiens s'essoufflent. Le plus connu d'entre eux, Glorious, a vendu plus de 100.000 albums et pourtant il arrête. Il y a plusieurs raisons à cela, explique Gabriel Lefèvre (interview). La presse n'a donc pas suivi mais, on l'a entendu aussi, l'Eglise elle-même (l'institution) n'aurait-elle pas confiance en ces jeunes ? Le père Benoît de Sinety est chargé par l'archevêque de Paris de s'occuper de la jeunesse, il s'en défend (interview). L'Eglise serait donc un tremplin pour ces jeunes chrétiens. Mais pour exister, ils auront à s'émanciper de la scène catholique. Un dossier de Bruce de Galzain.

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