Du port de Beyrouth, il ne reste presque rien, mais déjà, on s'attelle à sa reconstruction. Des soldats français, mais aussi l'État, plus prompt à rouvrir la porte maritime du Moyen-Orient qu'à voler au secours de ses administrés, victimes aux aussi de l'explosion du 4 août mais livrés à leur propre sort.

Les opérations de déblaiement du port de Beyrouth associent des militaires français et des équipes libanaises. Mais dans les quartiers voisins, les habitants doivent se débrouiller.
Les opérations de déblaiement du port de Beyrouth associent des militaires français et des équipes libanaises. Mais dans les quartiers voisins, les habitants doivent se débrouiller. © Radio France / Nathanael Charbonnier

C'est un paysage désolé que découvriraient des marins accostant à Beyrouth. Un port ravagé par une double explosion, qui, le 4 août dernier, en balayait tous les hangars. Les silos à grain, un repère visuel massif de ce qui fut une des portes maritimes du Moyen-Orient, sont éventrés, ouverts sur un cratère de 100 mètres de diamètre.

Mais passé la sidération, l'heure est au déblaiement et à la reconstruction. Tandis que, sur certains quais, l'activité commerciale reprend, des militaires français évacuent encore les gravats. 

Après l'explosion qui a eu lieu le mardi 4 août 2020 sur le port de Beyrouth au Liban, des volontaires nettoient le quartier de Gemmayze, voisin du port, 07/08/2020.
Après l'explosion qui a eu lieu le mardi 4 août 2020 sur le port de Beyrouth au Liban, des volontaires nettoient le quartier de Gemmayze, voisin du port, 07/08/2020. © Radio France / Nathanael Charbonnier

Un chantier auquel les habitants des quartiers voisins ont dû s'atteler par eux-mêmes, et avec des moyens dérisoires. Face à un Etat en faillite et une classe politique discréditée, les Libanais s’organisent. Pour sauver leurs maisons, sur la colline d’Ashrafieh, mais aussi le patrimoine exceptionnel de Mar Mihael ou de Gemmayzé.

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