Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, cible depuis un mois d'une contestation inédite, démissionnera avant le 28 avril, date de la fin de son mandat, semblant céder au bras de fer récemment engagé avec l'armée et la rue. Mais la population demande aussi la fin de tout un système, basé sur le clientélisme.

45000 logements doivent sortir de terre à Sidi Abdallah ville nouvelle
45000 logements doivent sortir de terre à Sidi Abdallah ville nouvelle © Radio France / Gilles Gallinaro

L’Algérie va changer de président : Abdelaziz Bouteflika va démissionner après plus d’un mois de manifestations monstres dans tout le pays contre son cinquième mandat. Mais la rue réclame d'abord de changer le système entier, pour en finir avec la corruption qui gangrène le pays. 

À Sidi Abdallah, à 25 km d’Alger, l'état algérien a confié les chantiers de à des entreprises chinoise
À Sidi Abdallah, à 25 km d’Alger, l'état algérien a confié les chantiers de à des entreprises chinoise © Radio France / Gilles Gallinaro

À Sidi Abdallah, par exemple, à 25 km d’Alger, une cité est sortie de terre juste en face de la résidence médicalisée de Bouteflika. De cette vaste résidence de Zeralda, le chef d'état algérien profitait de la vue sur les montagnes et les collines jusqu’à lancer ce projet urbain pharaonique de 45.000 habitants. Inaugurées il y a trois ans, des tours modernes bouchent désormais l’horizon de cette ville nouvelle. France Inter a rencontré des Algériens qui espéraient habiter cette ville dortoir en perpétuel chantier, où des commerces vides sont déjà fracturés et où la peinture est déjà écaillée sur des immeubles qui viennent à peine d'être livrés. 

Mohamed a acheté un logement à Sidi Abdallah, qui n'est ni raccordé à l'eau ni au gaz
Mohamed a acheté un logement à Sidi Abdallah, qui n'est ni raccordé à l'eau ni au gaz © Radio France / Gilles Gallinaro
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