Un reportage signé Carine Bécard Personne n'a oublié que l'ancien fief de Nicolas Sarkozy a été secoué par l'affaire de l'EPAD, l’an dernier. A l'époque, son fils Jean espère décrocher la présidence de l'établissement qui gère le quartier d'affaires de La Défense. Cette fois, c'est le patron du département, Patrick Devedjian, qui accuse le "clan Sarkozy" de tout faire pour l'écarter de la gestion des Hauts-de-Seine. Ce qui a mis le feu aux poudres, c'est la défaite de Patrick Devedjian, à la tête de la Fédération UMP des Hauts-de-Seine. Un événement assez mineur, sauf que celui qui vient de quitter le Gouvernement est persuadé que son échec a été orchestré par son vieil ami, Nicolas Sarkozy, qui aurait téléphoné à plusieurs élus pour qu'ils votent contre lui. Tout cela, pour quoi ? Pour favoriser la carrière de son fils dans le département. Cette version amuse beaucoup Isabelle Balkany. La vice-présidente du Conseil Général, souvent présentée comme la "marraine politique" de Jean Sarkozy, ne rate jamais une occasion de remettre en place son éternel rival. Interview d'Isabelle Balkany Et le tombeur de Devedjian, Jean-Jacques Guillet, désormais à la tête de la Fédération UMP des Hauts-de-Seine, enfonce le clou. Interview de Jean-Jacques Guillet, député-maire de Chaville L'ancien ministre de la Relance appréciera, il refuse aujourd'hui de s'exprimer sur toute cette affaire. En fait, la guerre ouverte entre Patrick Devedjian et Isabelle Balkany a commencé, il y a bien longtemps déjà et elle s'est cristallisée quand ils se sont disputés la présidence du Conseil Général des Hauts-de-Seine, il y a 3 ans, juste après le départ de Nicolas Sarkozy qui, lui-même, avait succédé à Charles Pasqua. Des batailles de personnes qui, pour le maire communiste de Nanterre Patrick Jarry, empêchent le département de tourner. Interview de Patrick Jarry Alors pourquoi toutes ces querelles ? Parce que l'héritage Pasqua fait toujours autant d'envieux. Les Hauts-de-Seine sont le plus petit département mais le plus gros budget : 2 milliards d'euros. Chacun veut faire parti du "système" et affirmer ses ambitions. Le maire de Neuilly ne fait pas dans ce registre-là. Jean-Christophe Fromantin, le Divers Droite qui a éliminé le candidat de l'Elysée aux dernières municipales, nous explique ce qu'on appelle "le système". Interview de Jean-Christophe Fromantin Aujourd'hui, la Droite des Hauts-de-Seine doit faire de la place à un nouveau postulant au système : Jean Sarkozy. La Gauche, elle, rêve du "syndrôme de Paris", autrement dit que les électeurs agacés par les guerres de clans, leur rendent ce département.

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