Camps de réfugiés à Lakki sur l'ile de Leros
Camps de réfugiés à Lakki sur l'ile de Leros © MaxPPP/Arnaud DUMONTIER

Après les attentats à Paris, l'ambiance sur l’île de Léros, en Grèce à 35 kms des côtes Turques, a changé. C'est sur cette île qu'ont transité deux des kamikazes du stade de France. Prochainement, l'île verra s'installer un hotspot, un centre de contrôle financé par l’Union Européenne afin de faire le tri entre les migrants économiques et les réfugiés fuyant la guerre.

Si la majorité des habitants de Léros reste convaincue que la plupart des réfugiés fuient la guerre, la peur gagne du terrain. Le maire de Léros se rend souvent à Athènes pour réclamer des moyens humains supplémentaires afin de renforcer l’équipe de garde côtes qui ne peut pas faire face.

La détection d'éventuels djihadistes parmi les réfugiés est quasi impossible aujourd'hui. Inconnu dans l’espace Schengen, l’un des kamikazes du Stade de France a pu ainsi se présenter au guichet d’une agence de voyage de Léros pour acheter des billets pour embarquer sur un Ferry en direction d'Athènes.

Les réfugiés, eux, vivent très mal cette nouvelle peur qu’ils suscitent. En attendant la construction du Centre d’accueil (le fameux hospot) dans les prochaines semaines, les réfugiés de Léros sont acheminés dans un camps de fortune sur le port, prévu pour 400. Une capacité très souvent dépassée.

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