Le Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence s'ouvrira demain avec une nouvelle production du « Crépuscule des Dieux » de Richard Wagner. Mais le festival ne se contente plus de monter des spectacles prestigieux, il mène de nombreuses actions sociales et éducatives pour amener la musique classique vers ceux qui en sont éloignés. Cela s'appelle "Passerelles". L'équipe du Festival travaille avec des associations du quartier de Jas de Bouffans. En 2008, Jean Amador chantait dans le Choeur des esclaves de "Zaïde" de Mozart. Cette année, violoniste instinctif, il a participé à un spectacle arabo-andalou (interview). Béatrice Albert-Adwan dirige le service socio-culturel. A côté des ateliers de pratique musicale, elle organise des parcours de "sensibilisation" pour ceux qui se croient trop "loin" de l'opéra (interview). Le service a même mis au point un parcours professionnalisant sur les métiers techniques de l'opéra. Le Festival d'Aix dispose aussi depuis plusieurs années d'un service éducatif destiné aux scolaires. La responsable du service, Emmanuelle Tessier, rappelle qu’en 2009, 1500 enfants et adolescents et leurs enseignants ont été préparés à voir une ou deux productions du festival. Certains montent même des spectacles inspirés par la programmation (interview). Pour le directeur du festival, Bernard Foccroule, il y a un échange fructueux entre l'institution et les nouveaux publics (interview). L'image du festival d'Aix reste, malgré tout, élitiste. Et pourtant... la réponse de Béatrice Albert-Adwan (interview). Un reportage de Gérard Courchelle.

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