L'Euro 2008 : J-5. Après le Portugal en 2004, deux pays, la Suisse et l'Autriche, vont accueillir ce championnat d'Europe de football. Bien sûr, l'intérêt du public porte sur la compétition sportive. Mais les enjeux sont aussi médiatiques et économiques. Pendant 3 semaines; les allergiques au ballon rond vont souffrir : 31 matches, tous télévisés, disséqués, rejoués le lendemain au bureau ou au café. 16 équipes nationales : tous les grands pays de football, sauf l'Angleterre, non qualifiée. 8 stades : 4 en Suisse, 4 en Autriche. André CAMILLI enseigne à l'Ecole de Management de Lyon : pour lui, ces 2 pays attendent des retombées multiples. Pourquoi 2 pays organisateurs en 2008 ? C'était la même chose en 2000 ? et ça le sera en 2012 ? Par nécessité économique, si l'on en croit Vincent DULUC, journaliste à l'Equipe. Il a suivi 4 Euros et 6 coupes du monde. 4 équipes en 1960, 16 aujourd'hui, 19 mille accréditations médias. L'Euro profite aux pays organisateurs, à l'UEFA, aux fédérations (qui se voient reverser 184 millions d'euros), aux sponsors et aux chaines de télé. TF1 et M6 ont payé 100 millions d'euros à l'UEFA. S'y ajoutent les moyens techniques et humains. C'est cher. Mais ces 2 chaines soignent leur image, sans avoir la garantie de rentabiliser l'investissement. Pour accueillir le stage des Bleus, Tignes a déboursé 100 mille euros et prêté ses installations. Sans regret, comme l'explique Sébastien Mérignargues, directeur de la station. Assez parlé d'argent ! D'ailleurs les Bleus ne toucheront rien au 1er tour. Le défenseur Jean-Alain Boumsong veut d'abord répondre à l'attente des français. L'Euro 2008 et ses enjeux : un dossier de Christophe Vincent, qui était en direct du bureau de France Inter à Lyon. Christophe Vincent

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