La tempête Xynthia a frappé de plein fouet la région et devant l’ampleur de la catastrophe, la campagne est suspendue au moins pour quelques jours. Et depuis la catastrophe, bottes en caoutchouc aux pieds, k-way bleu frappé du logo de la région, Ségolène Royal sillonne les zones dévastées par la tempête. Hier, la présidente sortante de Poitou-Charentes était notamment à Port les Barques, une petite commune qui inclut l’Ile Madame, en Charente-Maritime. Un secteur où ont installés environ soixante ostréiculteurs. Toute la journée, Ségolène Royal a entendu des témoignages très poignants. Alors, pour elle, la campagne des régionales, ça n’est pas vraiment le moment (son). Même son de cloche du côté du candidat UMP, Dominique Bussereau, le secrétaire d’Etat aux transports, président du Conseil Général de Charente-Maritime. Hier, Nicolas Sarkozy, en déplacement à la Rochelle, l’a chargé de coordonner l’action des membres du gouvernement dans les zones sinistrées (son). Mais les échéances électorales risquent de reprendre le dessus. Après ce « temps républicain », reprendra bientôt le « temps démocratique » et d’ailleurs devinez où se rendra Dominique Bussereau dès aujourd’hui, à Port les Barques. Tiens tiens, juste après Ségolène Royal la veille. Jusqu’à présent, la campagne avait été plutôt dure, et Ségolène Royal, il y a quelques jours encore, n’hésitait pas à égratigner son adversaire (son). Réponse de Dominique Bussereau (son). Alors dans cette campagne, ce dont on a évidemment beaucoup entendu parler, c’est la stratégie de Ségolène Royal de vouloir rassembler autour d’elle dès le 1er tour. Elle a sur ses listes 3 élus Verts, un communiste, deux syndicalistes dont un travaille chez Heuliez, et… cinq élus du Modem qu’elle a rebaptisé, à la barbe de François Bayrou, de « centristes humanistes ». Ecoutez Alexis Blanc, le président probablement bientôt suspendu du Modem de Charente-Maritime, qui a donc décidé de rejoindre Ségolène Royal (son). Chez Europe-Ecologie, cette stratégie de débauchage, dit-on, de Ségolène Royal a là aussi suscité des tensions. Menée par Françoise Coutant, la liste est créditée pour l’instant de 14 à 15% des intentions de vote. En 2004, les Verts étaient partis à ses côtés dès le 1er tour. Mais cette fois-ci, Françoise Coutant espère bien faire pression sur la candidate sortante au moment de l’entre deux tours (son). Alors, ce n’est une surprise pour personne : dans cette élection, Ségolène Royal part grande favorite. A en croire les sondages, elle l’emporterait avec environ 58 % des voix au second tour. Qu’importe. Jean-Pierre Raffarin, qui ne décolère par de s’être fait piquer son fief par Ségolène Royal en 2004, croit en la victoire de son ami, Dominique Bussereau. Et multiplie les piques envers Ségolène Royal (son). Les autres candidats en lice en Poitou-Charentes. Il y a une gauche plutôt divisée, avec Gisèle Jean, pour le Front de gauche, Myriam Rossignol, pour le NPA, Ludovic Gaillard pour Lutte Ouvrière, Pascal Monier pour le MODEM et Jean-Marc Lascoste-Lareymondie pour le Front National. Pour terminer, pour le moment, c’est le vœux des candidats eux-mêmes, la campagne est suspendue au moins jusqu’à la semaine prochaine pour faire front à la catastrophe qu’a provoqué la tempête Xynthia. ___ Un reportage de Virginie Pironon.

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