Banlieue de Damas, février 2015
Banlieue de Damas, février 2015 © Radio France

VIDÉO | La Syrie entre dans sa cinquième année de violence et de combats. Pus de 220 000 morts, un million de blessés et quatre millions de réfugiés. Christian Chesnot a pu constater l’usure de la guerre sur la société syrienne.

Sur le terrain, à Damas, le front s’est stabilisé : le régime contrôle le centre-ville, comme en témoigne les multiples check-points aux carrefours stratégiques.

Les rebelles, eux, sont toujours présents dans certaines banlieues. La nuit, on entend parfois des tirs d’obus de l’armée syrienne, mais en ce moment, la situation est plutôt calme.

Economiquement, la Syrie est en ruine : le pays est revenu 30 ans en arrière. Les coupures d’eau et d’électricité sont courantes, la production pétrolière s’est quasiment arrêtée. La monnaie s’est effondrée et les prix flambent.

Les sanctions économiques internationales sur le régime de Bachar Al-Assad, ne touchent pas seulement les banques et le pétrole, mais ont aussi des répercussions sur le secteur de la santé car la Syrie ne peut pratiquement plus acheter de médicaments à l’étranger. Les délais sont très longs à cause des sanctions, il y a donc des pénuries d’autant que les usines locales ont été bombardées ou pillées. Evidemment, les conséquences sont dramatiques pour la population.

Damas, une ville étouffée par la guerre
Damas, une ville étouffée par la guerre © Radio France / Gilles Gallinaro

Dans ce naufrage, tout le monde essaie de survivre comme il peut. Sur les trottoirs de Damas, et c’est nouveau, vous trouvez maintenant des vendeurs qui étalent par terre leurs marchandises bon marché, ce sont souvent des commerçants qui ont perdu leur boutique à cause des violences. Bref, c’est une société qui s’appauvrit chaque jour un peu plus.

Les Syriens ont développé une capacité de résilience étonnante, mais après quatre ans de violence, le ras le bol est général…

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