C’est la question qui angoisse tous les professionnels du secteur. Les transactions baissent de 30 %, les taux d’intérêt dépassent les 5 %, les ménages ne peuvent plus faire face. Mais pour l’instant, les prix résistent, notamment à Marseille. Un 3 pièces de 80 m2 dans l’ancien à environ 240 000 euros dans le centre ville, c’est le produit type du marché marseillais. Un marché très longtemps sous-évalué qui a connu ces 10 dernières années une progression fulgurante. Loin des baisses annoncées au plan national, l’immobilier devrait ici en 2008 se maintenir : -1,5 % pour les prix, - 10 % pour le volume des transactions. Même si la méfiance est de rigueur, c’est la demande qui soutient le marché explique Jean-Luc Chauvin, le président de la FNAIM à Marseille (interview). La moyenne du marché sur la ville c’est environ 3000 euros du m2. Le marché du neuf est lui au-dessus des 3000 euros le m2 et même s’il est difficile d’obtenir des données précises, on a peur des rumeurs. Il n’y aurait que très peu de stock grâce à une demande soutenue. Dans le secteur de la maison individuelle, qui fait toujours fantasmer, Brice Balager, qui travaille pour un constructeur, observe même un léger mieux (interview). Qu’en pensent les vendeurs des agences, souvent payés à la commission ? Le gros de leur clientèle ce sont les jeunes ménages à revenus moyens, qui ont bien du mal à réaliser leur achat. C’est ce que constate quotidiennement, Patricia (interview). Ils ont une capacité d’endettement qui est de 600 à 700 euros par mois. Mais la population de Marseille change. Jean-Luc Chauvin compte sur cette mutation démographique pour que l’immobilier marseillais reste dans le peloton de tête des villes de province (interview). Conséquence de ces tensions sur les ventes, les prix des locations sont à la hausse, en particulier à Paris. Un reportage de Thierry Fiorile en direct de Marseille.

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