Le 12 mars dernier, Samy, un jeune d’Asnières, de 15 ans est mortellement poignardé lors d’une rixe entre deux quartiers d’Asnières et de Gennevilliers, qui se sont font face. Les maires des deux communes décident alors d’instaurer un couvre-feu qui durera 15 jours. La circulation des mineurs non accompagnés par leurs parents est alors interdite, de 20h à 6h du matin.

France Inter vous propose ce matin de retourner à Asnières et à Gennevilliers, là où se sont déroulés les affrontements, là où est décédé le jeune Samy, pour faire un bilan de ce couvre-feu.

Reportage signé Xavier Monferran

Les Courtilles, Métro ligne 13. Au mur de la station, une fresque, pleine de petits mots, écrits par les habitants d’Asnières et de Gennevilliers. Symbole d’un dialogue renoué, après la mort du jeune Samy, 15 ans.

Il y a quelques mois, un tel rassemblement semblait impossible. La situation était très tendue. Après le meurtre de Samy, les deux communes mettent en place un couvre-feu. Une décision sécuritaire qui n’a pas été facile à prendre. Mais c’était une nécessité pour Sébastien Piétrasanta, le maire d’Asnières. Et selon lui, l’effet a été positif.

Après la fin du couvre-feu, le 31 mars dernier, certains parents, des deux quartiers, ont poursuivi les rondes. Les échanges se sont intensifiés. Mais l’équilibre reste précaire selon Olivier. Il vit dans les quartiers nord d’Asnières et a grandi, en face, au Luth, à Gennevilliers.

Malgré les évènements, la rivalité est donc toujours là. Une rivalité à laquelle sont confrontés les médiateurs. Ce sont eux qui vont sur le terrain, à la rencontre des jeunes. Sébastien, lui, s’occupe de ceux de Gennevilliers, et il ne cache pas qu’il reste du chemin à parcourir.

Et cet été, les mairies d’Asnières et de Gennevilliers organisent des activités communes, sportives, et culturelles avec les jeunes des deux quartiers, pour tenter de pacifier leurs relations.

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