Dans le cadre de l'année polaire internationale, 3 navires océanographiques appareillent aujourd'hui ou ces prochaines semaines pour l'Antarctique. A bord, des dizaines de scientifiques, dont 17 français qui profitent de l'été austral pour étudier les fonds marins, la biodiversité et comprendre l'impact du changement climatique sur l'Antarctique. C'est bientôt l'été en Antarctique mais, ces hommes et ces femmes ne partent pas en tongues et t-shirt. A la station de Dumont D'urville, il fait - 5° ce matin. Ils sont donc sur le départ pour 3 voire 4 mois ces scientifiques hébergés soit à terre, soit sur l'un des 3 bateaux de la campagne : "L'astrolabe", "L'aurora Australie" ou le "Umitaka Maru". Leur but, c'est de collecter des informations nouvelles, pour, une fois rentrés en France, les éplucher, les analyser dans leur laboratoire. Première mission : inventorier et identifier la faune marine de l' Antarctique. Comme c'est une zone difficile et coûteuse d'accès, cette faune, notamment celle des grandes profondeurs, reste mal connue. Avec 97 % d' espèces endémiques, c'est-à-dire qu'on ne les trouve que là, cet inventaire fait l'objet de 17 campagnes internationales pendant cette année polaire. Pour le Muséum National d'Histoire Naturelle, Catherine Ozouf sera la chef de la mission australe (interview). La plupart de ces animaux ont mis au point des stratégies pour résister soit aux prédateurs, soit au grand froid, soit aux 2. On trouve des crevettes qui protègent leur oeuf entre leurs pattes toute la journée par exemple. Un autre exemple : les poissons des glaces, spécialité de Guillaume Lecointre, chercheur au Muséum (interview). Autre mission pour ces chercheurs : aller voir comment l'Antarctique réagit au réchauffement climatique. Pour cela, Laurent Chauvaud a trouvé une bonne vigie : le pétoncle. Au laboratoire des sciences de l'environnement marin au CNRS, Laurent Chauvaud, c'est Mr. coquille St-Jacques. C'est aussi un plongeur professionnel. Et en Antarctique, toujours la même histoire : l'eau est à - 1, - 2°, mais il y va (interview). Donc, pour le pétoncle, sentinelle du réchauffement climatique, on peut espérer les résultats d'ici 1 an. Le scientifique va profiter de cette campagne pour calibrer son outil comme il dit et ensuite, il fera parler le pétoncle. Mais d'autres chercheurs sont à même de fournir les premiers indices. En étudiant les mammifères par exemple. C'est ce que fait Christophe Guinet au CNRS. Lui ausculte l'océan en regardant évoluer les manchots royaux (interview). Un dossier de Sophie Bécherel. INFO : La campagne du Muséum fait l'objet d'un partenariat avec des classes du primaire à la terminale.

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