Manifestants place Maidan à Kiev
Manifestants place Maidan à Kiev © Radio France / Nicolas Mathias

Depuis neuf jours, des centaines de milliers de manifestants protestent contre la volonté du gouvernement ukrainien de tourner le dos à Union Européenne. Le tout dans un climat quasi insurrectionnel. Et manifestement, le gouvernement ne sait plus comment gérer cette crise. C’est en tout cas l’impression qu’il donne. Surtout depuis que le président ukrainien, à la mi-novembre, a fait un voyage surprise à Moscou. Et qu’à son retour, il annonçait ne plus vouloir signer un accord d’association avec l’Union Européenne.

Pour beaucoup d’Ukrainiens, l’Europe, c’est une question de culture, une question d’identité. Spontanément, via des messages échangés sur Facebook et Twitter, des manifestations se forment : 100.000 personnes déterminées à dire leur mécontentement.

Depuis, certains estiment aussi que les manifestants sont instrumentalisés par les partis politiques... D'autres qu'il s'agit au contraire d'un mouvement indépendant, mais peu organisé.

Solidarité et organisation

Manifestants devant le Parlement à Kiev
Manifestants devant le Parlement à Kiev © Radio France / Nicolas Mathias

La réalité est sans doute un peu entre les deux. Les militants politiques des partis encadrent et jouent un rôle non négligeable, sur fond de dévouement et d’organisation. C’est l’expression d’une colère autant que du désir d’un autre style de vie. Et puis, une grande solidarité, beaucoup beaucoup de jeunes. Des centaines de bénevoles répondent au besoin des autres.

Au-delà de la bienveillance et la generosité, le dossier politique reste entier. Il y a des enjeux énormes. Comment ce mouvement peut-il influencer le gouvernement ? C’est toute la dimension du problème. L’incompréhension a déjà déchainé des réactions violentes et brutales de la part de la police.

Mais cela dépasse sans doute les aspirations de la population. Elle souhaite en majorité se débarrasser des mauvais souvenirs liés au passé soviétique de l’Ukraine.

Et pour elle, la reponse, c’est l’Europe.

La crise ukrainienne, petit historique
La crise ukrainienne, petit historique © IDÉ
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