Pour ce nouvel épisode de la série Allons en France, nous nous sommes rendus à Paris, dans le dernier cinéma porno de l’hexagone.

Maurice Laroche, le directeur du cinéma Le Beverley depuis 34 an, va tirer le rideau et prendre sa retraite
Maurice Laroche, le directeur du cinéma Le Beverley depuis 34 an, va tirer le rideau et prendre sa retraite © AFP / Stéphane de Sakutin

Le Beverley, c’est son nom, est situé tout près des Grands Boulevards. Véritable institution, ce cinéma X ouvre tous les jours à midi et diffuse un catalogue de près de 200 films pornographiques des années 70 à 90.

Ici, pas de séances, deux films tournent en boucle sept jours sur sept, de 12h à 21h. Cette semaine : "Les infirmières du plaisir" et "Sexe à la une". Tarif unique : 12 euros.

Au Beverly c’est tarif unique et un catalogue de films des années 70 à 90.
Au Beverly c’est tarif unique et un catalogue de films des années 70 à 90. © Radio France / Philippe Randé

La salle obscure, aux 90 fauteuils en skaï rouge, ne voit plus passer qu'un public essentiellement masculin et très vieillissant. L'âge d'or du Beverly est loin. Le cinéma ne compte plus que 600 clients par semaine, contre 1 600 il y a 20 ans.

Maurice Laroche, le patron depuis 34 ans, s’apprête donc à prendre sa retraite. Âgé de 74 ans, il va stopper l’activité du Beverley dans quelques jours.

Plus assez rentable, victime de la concurrence des films sur internet, c’est le dernier cinéma X du pays qui s’apprête à fermer définitivement ses portes, au grand dam des habitués qui le disent :  le Beverley est une famille. Au moment de l'ouverture du rideau de fer, ils sont chaque jour plusieurs dizaines à envahir la salle obscure.

Reportage de Philippe Randé

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