Le centre de transit est surchargé. Les migrants qui arrivent chaque jour vivent donc dehors, dans des conditions indignes. Reportage.

Entre 900 et 1200 migrants vivent dehors
Entre 900 et 1200 migrants vivent dehors © Radio France / Delphine Evenou

Porte de la Chapelle, dans le nord du 18ème arrondissement de Paris. Pour tenter d'obtenir une place dans le centre humanitaire de transit, ouvert en novembre dernier par la Ville de Paris, des centaines de migrants s'entassent dehors. Ce centre est saturé, et le campement sauvage qui le jouxte grossit de jour en jour.

Conditions de vie déplorables, associations débordées

Il est 9 heures et demi sous l'échangeur inondé de voitures qui voit s'entrecroiser le périphérique, l'autoroute A1 et l'entrée dans Paris. Coups de klaxons, d'accélérateur, de pot d'échappement. Comme chaque jour depuis 7 mois, à cette heure-là, c'est le même rituel

Ici, les centaines deSoudanais, d'Afghans, d'Erythréens s'entassent dans des tentes, sur des matelas, au milieu des déchets, et dans une odeur d'urine.

Les migrants s'entassent dehors Porte de la Chapelle à Paris
Les migrants s'entassent dehors Porte de la Chapelle à Paris © Radio France / Delphine Evenou

Pour les aider, de nombreuses associations et ONG se démènent : Médecins du monde, Médecins Sans FRontières, France Terre d'Asile, Utopia 56

Porte' de la Chapelle à Paris, où des centaines de migrants vivent dehors
Porte' de la Chapelle à Paris, où des centaines de migrants vivent dehors © Radio France / Delphine Evenou

Distribution de petit-déjeuner

Une dizaine de bénévoles du collectif Solidarités Migrants Wilson ramènent les dons des boulangers du coin, et des litres de thé, de café . Pour insuffler un peu de bonne humeur, une enceinte diffuse de la musique pendant la distribution

Distribution de petits déjeuners par le collection Solidarité migrants Wilson
Distribution de petits déjeuners par le collection Solidarité migrants Wilson © Radio France / Delphine Evenou
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