Ambiance de prière au temple des Lamas dans la capitale chinoise. L'oppression idéologique de la révolution culturelle est loin. Depuis l'ouverture de la Chine, il y a trente ans, les progrès en matière de liberté religieuse sont réels. La Chine est officiellement athée, mais le gouvernement reconnaît les principales religions : le boudhisme, le taoïsme, l'islam, le catholicisme et le protestantisme, sans parler du confucianisme, morale sociale erigée en culte. Le boudhisme, majoritaire, a influencé la culture chinoise, même ceux ou celles qui ne se revendiquent pas complètement boudhiste comme Jing (interview). (Extrait d'un chant musulman du Xinjiang.) Les musulmans chinois vivent dans l'ouest. Ils sont entre 30 et 50 millions. Il y a 35 000 mosquées très encadrées avec quelques femmes imam imposées par le gouvernement communiste au nom de l'égalité des sexes, ce qu'apprécie Qian, musulmane (interview). Les chrétiens, eux, ont fait une grosse percée. Catholiques et protestants sont aujourdui plus de 40 millions, plus une communauté étrangère qui grossit avec des pratiquants comme Paul, catholique français qui va à l'église à Pékin (interview). (Extrait d'Ave Maria en chinois.) Renouveau de la foi ou simple libération de la parole ? Le gouvernement se méfie des religions, dit Benoit Vermander, jésuite et directeur de l'institut Ricci, en direct de Taïwan (interview). Un reportage de Dominique André, en direct de Pékin, en partenariat avec le journal "La Croix".

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