La semaine dernière, Nicolas Sarkozy a annoncé plusieurs mesures pour renforcer la sécurité à l’école. Il a notamment proposé la mise en place de policiers-référents dans les établissements. Ce dispositif existe déjà dans les collèges des Hauts-de-Seine. Le collège Jean-Baptiste Clément à Colombes est un collège de ZEP, de Zone d'Education Prioritaire, « pacifié », comme le dit le principal. Malgré un environnement difficile, beaucoup d'efforts sont faits pour assurer la sécurité. Et ça commence par une discipline très stricte, dès l'entrée des élèves le matin, avec Daniel, le surveillant (interview). Christophe Bessac, le principal, ne laisse rien passer non plus (interview). Particularité de ce collège comme ceux des Hauts-de-Seine : un policier-référent travaille en collaboration avec le chef d'établissement. Il n'est pas installé dans le collège mais il a des contacts très réguliers avec le principal (interview). Le policier-référent fait aussi des missions de prévention. Cette année par exemple, il a expliqué aux élèves de 6ème C comment réagir face au racket (interview). Ce dispositif change le regard des élèves sur les policiers. C’est ce qu’explique Hugo (interview). Et cette collaboration entre l'Education nationale et la police nationale porte ses fruits, selon Vincent Méode, le policier-référent du collège Jean-Baptiste Clément (interview). Ce policier était auparavant professeur d'EPS, ce qui explique qu'il ait une certaine aisance pour parler aux élèves. Les enseignants tiennent à ce que ce policier-référent ne soit pas en permanence dans le collège. Ce qui risquerait de créer des tensions. Pascale Géanin, professeur principale de la classe de 6ème, avait quelques réticences au départ lorsqu'elle l'a reçu (interview). Ces précautions prises, le dispositif semble plutôt bien fonctionner. Le président de la République souhaite qu'il soit généralisé à la rentrée prochaine. Un reportage de Sonia Bourhan.

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