À Thionville, deuxième ville de Moselle, 40% de la population traverse chaque jour la frontière avec le Luxembourg, comme 160 000 travailleurs frontaliers du Grand Est.

La gare de Thionville, par laquelle transitent tous les jours des milliers de Français salariés au Luxembourg
La gare de Thionville, par laquelle transitent tous les jours des milliers de Français salariés au Luxembourg © Radio France / Philippe Randé

Ils sont 160 000 travailleurs frontaliers dans le Grand Est de la France. Parmi eux, près de 90 000 qui vont tous les jours au Luxembourg. C’est aussi le cas de nombreux habitants de Thionville, deuxième ville de Moselle, avec ses 43 000 habitants.

Ici, 40% de la population de la ville parcourt chaque jour les 13 km entre la France et le Luxembourg sur l’A31, deuxième autoroute la plus embouteillée de l’hexagone. Et pour cause : le Luxembourg, qui représente 10% de l’emploi en Moselle, créé autour de 10 000 emplois supplémentaires par an, et propose des salaires en moyenne 25% plus élevés qu’en France (avec une imposition à la source).

A Thionville, il n'y pas ce vivier d'emploi qu'on a au Luxembourg ( Pierre, habitant de Thionville, salarié d'une compagnie d'assurances au Luxembourg)

La gare de Luxembourg-ville
La gare de Luxembourg-ville © Radio France / Philippe Randé

Notre série de reportage "Allons en France" vous emmène avec ces travailleurs frontaliers pour connaitre leur sentiment d'appartenance à l'Union, leurs doutes, aussi, lors de cet entre-deux-tours, mais aussi savoir ce qu'ils pensent de l’Europe et d’une possible sortie de l’euro, en cas d’élection de Marine Le Pen.

Une ville qui a majoritairement voté pour Emmanuel Macron

Dans cette ville où Emmanuel Macron est arrivé en tête au premier tour (contre Marine Le Pen sur l’ensemble de la Moselle), notre reporter est aussi allé à la rencontre de ceux qui ne vont pas travailler au Luxembourg et qui restent dans une ville qui ressemble à une cité dortoir en journée, en semaine.

On est le Neuilly du Luxembourg : les loyers sont exagérés, les prix des maisons sont exagérés (Une habitante de Thionville)

Une rue piétonne et commerçante de Thionville, déserte en pleine journée et au milieu de la semaine
Une rue piétonne et commerçante de Thionville, déserte en pleine journée et au milieu de la semaine © Radio France / Philippe Randé

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