C'était le 3 mars 1969. Les Halles de Paris déménageaient à Rungis, aux portes de la capitale. Rungis c'est un monde à part, celui de la nuit, du travail en décalé. Et pour se repérer dans le dédale des rues de cet immense marché, le guide s'appelle Claude. Il fait partie des figures de Rungis car il a connu le déménagement des Halles de Paris vers Rungis. Claude a 68 ans. Il a vendu, il y a quelques années, son magasin, qui porte toujours son nom - c'est donner un exemple de la popularité du bonhomme là-bas. Le suivre, c'est suivre un homme politique en campagne électorale - on ne compte pas les poignées de mains. Claude est retraité de Rungis, mais revient tous les jours sur le marché. D'abord parce qu'il est investi dans plusieurs associations, mais surtout, parce qu'il ne peut pas se passer de cette ambiance. Populaire, franche, la négocation directe, parfois acharnée avec l'acheteur, avec parfois quelques dérapages verbaux qui font la légende de l'endroit. Mais il ne faut pas résumer Rungis à la gouaille de ceux qui y travaillent. Rungis c'est grand comme la principauté de Monaco, c'est un chiffre d'affaires de près de 8 milliards d'euros annuels, plus de 11 mille salariés. Et on estime que 18 millions de bouches sont nourries grâce aux produits du marché et pas seulement en France, aussi dans le nord de l'Europe. A Rungis, les Historiques, sont ces hommes qui y travaillent depuis le 3 mars 69. Un reportage de Vanessa Descouraux.

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