La Chine et la France réfléchissent ensemble à l'avenir de la planète
La Chine et la France réfléchissent ensemble à l'avenir de la planète © Reuters / Jason Lee

Quel est le modèle de la maison écologique en Chine ? Du rouge, on passe au vert. C’est un ordre qui vient d’en haut. Voici l’une des maisons pionnières en la matière construite par l’artiste Gao Bo. Il vit dans les anciens vergers de la cité interdite à 20 minutes de Pékin.

« Pour moi l’écologie, c’est payer moins » explique l’artiste . Gao Bo se chauffe au solaire et à la géothermie. Il fait 20° partout dans la maison. La façade est en pierre de taille extraite de la montagne voisine, bien maçonnée. Pas de cheminée sur le toit, pas de climatiseurs verrues sur les murs. À travers de grandes baies vitrées, on voit les fruits murs tomber sur la pelouse. Il a un radiateur électrique installé par l’Etat. Il préfère se servir d’un ventilateur année 30 pour brasser l’air chaud qui vient du sol.

Des forages à 100 000 euros

Au regard des coûts, on ne peut pas encore parler d’efficacité énergétique. Les forages lui ont couté 100.000 euros. Il a revendu son appartement en ville et compte amortir sur 10 ans avec le solaire. L’eau est gratuite, l’électricité bon marché. Il a rapporté d’Allemagne et d’Italie le double vitrage, le PVC, l’anémomètre pour son store de véranda et jusqu’aux grilles d’évacuation des eaux usées. Le concept vient de France, il tient dans un petit livre vert écrit par Patrick Pirot, le Guide pratique des énergies vertes pour la maison.

Un précurseur

On est chez un précurseur sorti de l’enfer des villes, Gao Bo a les moyens mais vous voyez autour de lui des gens installer des potagers bios sur leur mur de cuisine dans des containers chauffés au sol. Des bobos, il y en a des millions à la campagne le weekend. Françoise Onillon a monté la société Carré d’Art pour les guider. La conscience écologique perce.

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