Un reportage de Nasser Madji.

Deux ans après la fermeture d'une aciérie à Gandrange par Arcelor Mittal -plus de 500 suppressions de postes- c’est un nouveau coup dur pour la sidérurgie… Avec la fermeture aujourd'hui du dernier haut-fourneau lorrain en activité à Florange, à quelques kilomètres de Gandrange.

Le numéro un mondial du secteur met en sommeil sa production d'acier en Moselle au moins jusqu'au début de l'année prochaine... En cause, une baisse de la demande selon Mittal.

L’analyse d’Edouard Martin délégué CFDT à Florange.

SON

Environ 1800 personnes sont concernées par cette décision... Pour eux, ce sera du chômage partiel et même des licenciements prévisibles avec les 400 sous-traitants notamment.

Pourtant l'acier produit à Florange est à haute valeur ajoutée. On trouve aussi par exemple dans le même périmètre, le plus grand centre de recherche au monde d'Arcelor Mittal... Qualité du produit , expertise, tout est réuni. Mais ce n'est pas suffisant regrette Isabelle Thirion, responsable qualité des produits.

SON

Réagir, ça veut dire par exemple investir dans l'outil. Le haut fourneau de Florange date de 1948.... Problème, la sidérurgie est aujourd'hui le parent pauvre de l'industrie comme le confirme des études du conseil économique et social lorrain présidé par Roger Cayzelle.

SON

Et pourtant, la sidérurgie en Lorraine pourrait avoir de l'avenir avec ce dont on parle énormément en ce moment dans la région : le projet ULCOS.

Pour faire simple, ce serait de la production d'acier à Florange avec beaucoup, beaucoup moins de dégagement de CO2. Ca coûte très cher, près de 700 millions d'euros ; avec un financement public très important. Mittal a tout à gagner.. Et pourtant, toujours pas de vrai signe positif. Aurélie Filippetti, député socialiste de Moselle

SON

On saura en juin si la Lorraine, qui a perdu 45 000 emplois ces dernières années, est choisi par la commission pour ce projet d'avenir. Enfin on aurait bien voulu avoir l'opinion d'Hervé Bourrier le PDG de Mittal France sur toutes ses questions... Malgré plusieurs demandes d'interviews, voilà ce qu'on nous a répondu : « Il n'y a rien à ajouter, tout à été dit sur le sujet ».

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.