Montérolier 2
Montérolier 2 © Radio France / Jacques Monin

Presque vingt ans après, le drame de la grotte de Montérolier (Seine-Maritime) continue d’alimenter tous les soupçons. Le 21 juin 1997, trois enfants et six adultes dont quatre pompiers trouvaient la mort dans ces galeries initialement creusées par les Allemands en 1944 pour y stocker des V1.

La justice a conclu à une intoxication au monoxyde de carbone due à un feu allumé par les enfants. Mais le père d’une des victimes, tout comme la population, continue de croire qu’on a cherché à cacher un terrible secret : celui d’un gaz toxique qui aurait été stocké dans la grotte et qui expliquerait une telle hécatombe. D'autant que du cyanure a été retrouvé dans le sang de toutes les victimes.

Les secours interrompus pendant sept heures

À cela s'ajoute la découverte, dans les années 90, qu’il y avait non loin de là, en 1944, à Villers-Saint-Sépulcre, une usine franco-allemande de fabrication de Zyklon B, le gaz à base de cyanure utilisé dans les chambres à gaz. Même si cela ne prouve rien, cela permet de comprendre comment le contexte a alimenté le soupçon.

Autre élément soulevé par les partisans du mensonge d'État : la décision, la nuit du drame, d’interrompre les secours pendant sept heures, le temps de faire ventiler les galeries.

Secrets d’Info a mené une contre-enquête avec des témoignages exclusifs. Que s’est-il passé ce soir-là ? Comment expliquer un tel soupçon ? Réponse vendredi soir à 19h20 sur France Inter.

Montérolier 1
Montérolier 1 © Radio France / Jacques Monin
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