La prise en charge des victimes de violences conjugales est l'un des grands axes du "Grenelle" lancé ce mardi. Étape cruciale, le dépôt de plainte est souvent difficile, même si les policiers sont désormais mieux formés. Reportage au commissariat d'Amiens, précurseur dans la lutte contre les féminicides.

L'une des difficultés pour les policiers : se retrouver face à des femmes qui, souvent, ne veulent pas déposer plainte par peur des représailles.
L'une des difficultés pour les policiers : se retrouver face à des femmes qui, souvent, ne veulent pas déposer plainte par peur des représailles. © Maxppp / Richard Villalon

Le gouvernement lance ce mardi à Matignon, en présence de familles de victimes, un "Grenelle" des violences conjugales, dont les associations espèrent qu'il débouchera sur un "plan Marshall" pour enrayer un phénomène ayant déjà fait plus de 100 morts depuis le début de l'année. Sophie Parmentier s'est rendu au commissariat d'Amiens, où les équipes reçoivent les appels de détresse de ces victimes. Julie Leroy, capitaine de police, explique : "Déposer plainte, c’est aussi une démarche très difficile. C’est aussi pour ça qu’il faut du temps, tant au niveau psychologique que matériel.”

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