Leur vie a été bouleversée cette année. Chaque vendredi de l'été, ils nous racontent leur histoire. Aujourd'hui, Régis Mainguy, éleveur de vaches laitières dans le Maine-et-Loire.

Pour avoir critiqué Lactalis, Régis Mainguy ne peut plus lui vendre de lait. Mais les consommateurs prennent le relais.
Pour avoir critiqué Lactalis, Régis Mainguy ne peut plus lui vendre de lait. Mais les consommateurs prennent le relais. © Radio France / Julie Pietri

Se lever à l'aube. Traire les vaches. Leur donner à manger. Nettoyer leurs enclos… Le 14 janvier 2017, un samedi matin, Régis Mainguy, ouvre sa boîte aux lettres, après déjà plusieurs heures de travail. A l'intérieur, un recommandé de son patron : Lactalis.

S'il vous appartient d'être en désaccord avec notre politique, celle-ci reste cependant de notre ressort et ne peut faire l'objet d'un tel dénigrement.

En clair, Régis est renvoyé. Mais pourquoi ?

En octobre 2016, Régis Mainguy témoigne, avec des collègues, dans un reportage d'Envoyé Spécial. Il explique que Lactalis lui achète son lait si peu cher qu'il ne peut pas s'en sortir.

Problème : Lactalis est le premier groupe laitier et fromager du monde. Lactalis c'est Salakis, Président, le Roquefort Société, mais aussi Lactel, Bridel et bien d'autres marques. Régis n'est pas de taille à lutter.

Consommateurs sauveteurs

Ce qui le sauve, ce sont les consommateurs. Car quelques semaines plus tard, Régis Mainguy reçoit un message sur le net. Le créateur de la marque C'est qui le patron lui propose du travail.

Petit changement de philosophie chez C'est qui le patron : les consommateurs fixent eux-mêmes les revenus des éleveurs, un prix équitable, et les conditions d'élevage : des vaches au pré au moins quatre mois par an et une alimentation sans OGM.

Il faudra à Régis Mainguy à peine quelques mois pour s'adapter.

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