Dans trois de ses œuvres, « Le Minotaure », « La Peste » et « L’Etranger », l’écrivain Albert Camus évoque plusieurs lieux d’Oran en Algérie. Camus est né près de Bone, aujourd’hui Annaba, en Algérie, il a grandi à Alger et a beaucoup écrit au début de la guerre à Oran dans l’appartement de sa belle famille. Il venait de se remarier avec Francine Faure, la future maman des jumeaux : il avait 26 ans, la guerre et la censure venaient de le renvoyer du journal où il travaillait sur le continent, c’était avant l’expérience « Combat », et il s’est mis à enseigner, y compris aux enfants juifs chassés des écoles et qui apprenaient chez l’habitant. Il a observé, noté et écrit à propos d’Oran. Visite de ces lieux avec la romancière algérienne Maïssa Bey qui a fait se rencontrer Camus et l’écrivain algérien, Kateb Yacine, dans son dernier roman, « Pierre, sang, papier ou cendre », publié aux éditions de l’Aube, visite également avec les guides de l’Association Bel Horizon (reportage). C’est une compagnie de fret maritime qui occupe actuellement l’appartement où a été écrit « La Peste ». On peut citer encore 2 ouvrages de référence et un livre qui sort demain : « Camus à Oran » d’Abdelkader Djemai - c’est lui qui a déniché la photo de Camus fumant des Bastos au balcon, dos à la mer ; « Camus, l’exil absolu » de l’oranais J.J. Gonzales et le livre « Camus une passion algérienne » de Stephane Babey qui sort demain . _____ Un reportage à Oran signé Philippe Reltien.

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