Un reportage signé Laëtitia Saavedra Vous brûlez d'envie de savoir comment votre adolescent a passé le réveillon ? Plus besoin d'aller lire en cachette son journal intime, allez donc sur Facebook. Les trois quarts des 13-17 ans y ont un profil, une sorte de portrait avec des photos de fêtes et les commentaires des copains sur n'importe quel sujet. Pour y avoir accès, de plus en plus de parents demandent à leurs enfants d'être leur "ami". C'est principalement le fait des mamans. Patricia vit seule avec ses deux fils : Maximilien, 17 ans, et Alexandre, 13 ans. Elle se connecte tous les jours sur Facebook. Cette fois, c'est en présence de Maximilien. Interview de Patricia Autre technique pour ne pas être démasqué : interdire l'accès de son compte à ses parents. C'est ce qu'a fait Yannis, 14 ans, avec sa maman. On l'appellera Leïla. Interview de Leïla - Et que pensent les psys de cette surveillance parentale sur Facebook ? Ils sont divisés. Pour certains, c'est une intrusion dans l'intimité des enfants avec un risque de rupture du dialogue. Pour d'autres, comme Daniel Marcelli, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent au centre hospitalier de Poitiers, cette surveillance est normale, mais à certaines conditions. Interview de Daniel Marcelli En attendant, les parents ont un rôle pédagogique très important à jouer concernant les risques liés à Facebook. Mauvaises rencontres ou encore photos trash qui restent à vie sur le Net. Mais pour les ados, ces mises en garde sonnent toujours comme ce vieux tube de Jacques Dutronc. Extrait de « Fais pas ci, Fais pas ça... » de Jacques Dutronc Un livre à recommander : Le dictionnaire de l’adolescence et de la jeunesse Daniel Marcelli Editions PUF

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