Les 13 000 habitants de Strounino, à une centaine de kilomètres au nord-est de Moscou, n'accueilleront pas de match pour ce Mondial. Mais tous seront réunis, dans leur salon ou devant l'écran géant installé par la télé locale, pour suivre le quart de finale Russie-Croatie, qui se joue samedi prochain à Sotchi.

La petite gare de Strounino, d'où les habitants partent travailler vers Alexandrov, Serguiev Possad ou Moscou.
La petite gare de Strounino, d'où les habitants partent travailler vers Alexandrov, Serguiev Possad ou Moscou. © Radio France / Béatrice Dugué

C'est sur la place principale de Strounino que la chaîne de télévision locale, Phobus, va installer un écran géant, samedi, pour le quart de finale de la Russie contre la Croatie. Ici, la Coupe du monde redonne le sourire à des habitants dont la ville est en plein déclin.

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En 1970, la ville comptait plus de 20 000 habitants. Aujourd'hui, à peine plus de 13 000 personnes vivent à Strounino. Pour la Russie, c'est petit. Et c'est aussi "tout près de Moscou" à l'échelle russe : autrement dit, à 100 km au nord ouest de la capitale, soit 2 heures de train, le moyen le plus rapide de rejoindre la commune.

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Anna a 10 enfants et 8 petits enfants. Elle a interrogé Vladimir Poutine (dont Strounino est "l'oblast", sa région) lors de la dernière ligne ouverte animée par le président russe. Sa question portait sur la fermeture du service pédiatrique de l'hôpital, l'un des grands enjeux pour la ville. Aujourd'hui, les jeunes ne restent plus : ils partent faire leurs études à Moscou et ne reviennent jamais vraiment.

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Satellite de la ville industrielle d'Alexandrov, notamment, Strounino est principalement une cité populaire. Ici, il n'y a pas vraiment de centre-ville, mais il reste les anciens logements des ouvriers des années 50 à 70. Dont ceux du Kombinat, en briques rouges, qui a fermé depuis. Les employés y fabriquaient des housses pour véhicules et des vêtements militaires. Les 7.000 emplois se sont envolés après la Perestroika, tout comme 10.000 habitants en 20 ans.

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Elle a toujours son marché…

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… sa statue de Lénine…

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… et ses fresques à la gloire du passé industriel.

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