24 000 surveillants de prison pour 63 000 détenus. Faute de mieux car ils n’ont pas le droit de se mettre en grève, les gardiens de prison bloqueront leurs établissements à partir de ce matin. Les syndicats pénitentiaires dénoncent des conditions de travail de plus en plus difficiles. Le centre de détention de Tarascon, près de Nîmes, passe pour un modèle aux yeux de l'administration pénitentiaire. Ici, il n'y a pas de rats qui courent dans les coursives ni de prisonniers qui s'entassent dans des cellules crasseuses. C'est une prison récente dont les murs ont été fraîchement repeints. Un établissement davantage tourné vers la réinsertion. Il accueille uniquement des prisonniers condamnés. 660 détenus dont la plupart arrivent en fin de peine. Malgré tout, le travail reste compliqué pour les surveillants, comme Nicolas Capron, un jeune gardien (interview/reportage). Les syndicats pénitentiaires parlent d’une situation extrêmement tendue. Notre pays compte 63 000 détenus pour environ 50 000 places. Une surpopulation carcérale combinée à un manque de personnel et de moyens. Conséquence : les insultes, menaces ou agressions sont de plus en plus fréquentes. Exemple à Fresnes en région parisienne. Une maison d'arrêt vétuste où le taux d'occupation dépasse les 150 %. Didier travaille ici depuis 6 ans. A lui seul, il gère près de 120 détenus (interview). Comme la plupart de ses collègues, Didier n'a pas choisi ce métier par vocation mais par nécessité. Les surveillants de prison apparaissent de plus en plus découragés, avec le sentiment d'être abandonnés par l'administration pénitentiaire et le gouvernement. Un reportage de Yann Gallic.

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