Pour obtenir l’aide des Européens et du FMI, la Grèce s’est engagée à adopter une cure d’austérité sévère, mais les syndicats préparent la risposte. L’université Polytechnique est un haut lieu de la contestation étudiante en 1973, face à la junte des colonels, ou encore fin 2008, lors des émeutes anarchistes. Ambiance très calme mais dans la cour sur les stands des syndicats d’extrême gauche, on prépare les banderoles pour les manifs. Kosta résume l’opinion générale face au plan du gouvernement (interview). Partir à l’étranger une idée qui revient souvent dans la bouche des étudiants. A l’université Panteion, Dimitra, étudiante en psychologie, tient le stand d’un syndicat d’extrême gauche (interview). Du côté des professeurs, chacun tente de calculer combien il va perdre sur la fiche de paye avec la baisse des primes et des salaires. Argiris Rokas, est professeur à Polytechnique (interview). Pour financer sa thèse, Heleni fait des petits boulots de traduction et de secrétariat à l’université Panthéion. Elle aussi ira manifester demain contre la cure d’austérité (interview). Le principal syndicat de la fonction publique appelle à la grève dès aujourd’hui. Est-ce qu’il faut s’attendre à une mobilisation massive contre la politique du gouvernement ? Le mouvement sera certainement très suivi, surtout demain, jour de grève générale. Et pourtant, c’est pour certains une mobilisation plutôt symbolique. Tina prépare un doctorat en architecture, tout en travaillant à côté et elle a déjà cessé le travail (interview). Jusqu’ici, les mobilisations à l’appel des syndicats ont été importantes mais pas exceptionnelles. Certains doutent même de la volonté des plus gros syndicats de contrer vraiment la politique du parti socialiste au pouvoir. C’est ce que tente d’expliquer le professeur Alexis Séraklidès (interview). _____ Un reportage de Sara Ghibaudo et Laurent Grout en direct d’Athènes.

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