Dernier de Ligue 1, le FC Metz a surtout fait parler de lui, le mois dernier. Mi février, un supporter du club a proféré des insultes racistes à l'encontre d'Abdeslam Ouaddou, joueur marocain de Valenciennes. Une semaine plus tard, à Lyon, des supporters isolés ont été les auteurs de gestes et propos à caractère nazi. Hier à Metz, durant quasiment tout l'entretien réalisé au bureau de son avocat, Christophe gardera la tête basse. Vêtu d'un jogging, ses baskets claquent machinalement le sol, une façon d'évacuer pour cet agent de sécurité, d'évacuer son angoisse d'être bientôt - peut-être - derrière les barreaux. Le 18 mars prochain en effet, les propos racistes proférés par cet homme de 37 ans seront jugés par le tribunal correctionnel de Metz (interview de Christophe). Un sentiment d'impunité jusqu'ici renforcé par le silence souvent opéré par les joueurs, vis-à-vis de dérapages verbaux de certains pseudo-supporters qu'il faudra supporter, endurer, toute la saison. Babacar Gueye est l'attaquant messin (Interview au micro de Jérôme Cadet, de France Bleu Lorraine Nord). La tribune ouest du Stade St Symphorien ne devrait - en tout cas - plus accueillir la "Faction", groupe informel qui, après les incidents de Lyon, s'est auto-dissout jeudi dernier, 5 ans après sa création suite à une dissension avec Génération Grenat, groupe officiel celui là avec 800 membres, du lycéen au père de famille. Xavier Schmitt en est le porte parole (interview). La vigilance est également de mise chez Jacky Ancel, directeur de la sécurité du FC Metz, même si sa marge de manoeuvre reste limitée face aux fauteurs de trouble (interview). Une interdiction administrative frappe déjà l'un des deux membres de la Faction repéré en vociférant des chants nazis. Il sera privé de stade pour la durée maximale - à savoir 3 mois. Va-t-on vers un durcissement des mesures ? Que font nos voisins européens ? Une enquête de Nour-Eddine Zidane.

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