le cyber-espionnage augmente, notamment en europe de l'est
le cyber-espionnage augmente, notamment en europe de l'est © reuters

Depuis la mondialisation et le développement des nouvelles technologies, l’espionnage industriel s’est développé, et il a changé de nature. Pénétrer dans les serveurs informatiques d’une entreprise pour pirater les messageries est devenu banal. Rares sont les grosses sociétés qui y échappent.

Prenez Edouard par exemple : ce hacker espionne pour le compte de toutes sortes de sociétés. Et il nous explique qu’il suffit d’un virus attaché à un mail qu’on envoie à des salariés, pour pirater les données d’un concurrent. Ce travail lui rapporte 50 000 euros en moyenne, la plupart du temps remis dans des enveloppes en liquide. Résultat : en 2013, le manque à gagner à cause du piratage pour les entreprises françaises serait de 46 milliards d’euros.

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Pas seulement des freelances

Il existait en France dans les années 2000 plusieurs sociétés d’intelligence économique qui violaient allègrement les lois. Mais elles ont fait faillite ou se sont exilées après plusieurs condamnations contre leurs dirigeants. On en trouve cependant toujours, mais ailleurs, en Espagne, au Luxembourg, en suisse ou au Maroc. Certaines sont encore redoutables.

Généralement, on espionne pour rafler un marché à son concurrent, ou pour lui voler des années de recherche. Mais on le fait aussi lorsqu’on veut racheter un concurrent. On le sait maintenant, lorsque l’indien Mittal a racheté le géant français de l’acier Arcelor, il ne l’a pas fait à l’aveugle.

Des méthodes comparables parfois utilisées par les États

Et notamment par les États-Unis. Les Américains ont pris l’habitude de poursuivre les entreprises françaises, même si elles n’ont rien commis d’illégal aux États-Unis. Jusqu’ici rien à dire, sauf qu’une fois qu’elles les ont condamnées, ils placent à l’intérieur ce qu’on appelle des monitors : des personnes officiellement chargée de vérifier que l’entreprise agit dans la légalité, mais qui de fait, peuvent faire remonter des secrets aux américains.Les Américains ont ainsi déjà accès à tous les secrets de BNP-Paribas, de Total, d’Alcatel et bientôt Alstom. Les suivants sur la liste devraient être Areva, la Société générale, Sanofi et Airbus… On peut donc tout à fait imaginer que demain, Boeing sache tout de ce que prépare Airbus, sans que personne en France ne puisse s’y opposer.

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