Pourquoi de jeunes diplômés, bac+2 , 3, 4... 5 parfois, ne réussissent pas à trouver un premier emploi ? Peut-être tout simplement parce qu'ils ne connaissent pas les méthodes des recruteurs. En partant de ce constat, un petit groupe de chargés de recrutement, d'associatifs, de directeurs des ressources humaines et de patrons ont décidé d'aller au devant des jeunes. Chaque mois, ils s'installent dans un café et ils rencontrent des demandeurs d'emploi, individuellement. Cela s'appelle le Café de l'Avenir. C'est à Paris, la séance d'avril avait lieu lundi. L'endroit est plutôt chic, à deux pas des Champs-Elysées, velours rouge, dorures. Dans la salle, une vingtaine de tables, autant de couples. Extrait de conversations (interviews). La discussion va se prolonger pendant près de 2 heures. Katheline veut faire du marketting. Karim Stambouli est le directeur adjoint de la communication d'EDF. C'est l'un des binômes formés ce soir. L'accompagnateur n'a pas de poste à proposer mais il peut ouvrir son carnet d'adresse. Karim Stambouli (interview). C'est une façon de réinventer le piston. Sauf que dans la "vraie vie", ces gens ne se seraient pas rencontrés. Et puis chaque accompagnateur a sa méthode. Bruno Ysembart est le patron d'une grosse entreprise de restauration rapide. Il insiste sur l'entraînement, le coaching (interview). L'accompagnateur revoit plusieurs fois le demandeur d'emploi. Le directeur général "Ressources humaines" de SFR a pris sous son aile 2 jeunes diplômées : à la première, Stéphane Roussel a proposé un stage, à la deuxième, un entretien pour un poste (interview). Et tout cela ne s'apprend pas à l'école, à la fac. C'est bien le problème. Au Café de l'avenir, lundi, Pascal Binzac était venu en observateur. Il est président de l'université PARIS 8 (interview). Ce que Pascal Binzac aimerait, c'est que les recruteurs viennent directement dans les facs. Cela ne veut pas dire pour autant que l'objectif, c'est de faire rentrer les étudiants dans un moule. Akli Mellouli fait partie du petit groupe qui a inventé le Café de l'avenir. Et il aimerait bien que les recruteurs aussi remettent en cause leurs méthodes (interview). En 8 éditions, 250 jeunes ont été pris en main : un sur 4 est aujourd'hui en CDI. Pour tous les autres, le café de l'avenir, c'est le moyen de franchir une étape. Cette jeune femme, par exemple, elle, galère depuis un an. Lundi, elle venait pour la première fois (interview). Un dossier de Julie Marie-Leconte.

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Le site internet Café de l’avenir

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