« Le Lien », une association de victimes des infections nosocomiales, vient de tenir ses états généraux. Chaque année, en France, ces infections contractées à l’hôpital touchent 750 000 personnes et en tuent plus de 4 000. Parmi les personnes infectées lors d'un acte médical, beaucoup vont garder des séquelles importantes. Voici l'histoire de Marie Alize qui habite à La Réunion. Il y a 8 mois, elle entrait en clinique pour une liposuccion. Attention : il faut savoir que cette intervention, loin d'être marginale, est la plus pratiquée après l'opération de la cataracte, 200 000 par an. C'est Michel, son mari, qui raconte, car Marie Alize est encore très traumatisée. Trois jours après l'intervention, elle souffrait tellement, qu'il a dû l'emmener à l'hôpital (interview). Heureusement, il y a de bons élèves, comme l'hôpital de la Croix Saint-Simon, dans le 20ème arrondissement de PARIS. Son chevalier blanc, c'est le docteur Patrick Mamoudy. En sa compagnie, on va suivre le parcours d'un patient qui vient se faire opérer. Ça commence avec la visite de la salle de bains. Une fois bien nettoyés, les malades peuvent passer au bloc où un certain nombre de recommandations permettent de diminuer la propagation de microbes. Après l'opération, retour dans la chambre, où d’autres principes permettent de réduire les risques, des principes qui ne coûtent pas grand-chose, mais qui ne sont pas appliqués partout dans le corps médical. Ce n'est pas parfait, encore, mais beaucoup d'hôpitaux ont fait des efforts. On ne peut pas en dire autant de la justice. Dans l'affaire de la clinique du sport à Paris, première grosse affaire rendue publique, où 58 patients ont été infectés, ça s'est passé entre 1988 et 1993. Et la date du procès n'est toujours pas connue. Un reportage de Danielle Messager.

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