Deuxième jour d’offensive terrestre, dixième jour de guerre et un bilan humain très lourd : plus de 500 morts à Gaza, près de 3 000 blessés. Côté israélien : 5 tués, dont un soldat. Israël a lancé une guerre totale, très largement soutenue par l’opinion israélienne et presque à l’unanimité. Selon un sondage publié par le journal « MAARIV », 95% des Israéliens soutiennent la guerre à Gaza. Une guerre juste selon eux puisqu’Israël, disent-ils, ne fait que se défendre. Yéhudit est une jeune femme très déterminée, sûre de la justesse du combat que mène l’armée à Gaza (interview). C’est clair et tranché. Les gens sont pour une guerre totale contre le Hamas. Ils ne veulent plus des tirs de roquettes, une roulette russe quotidienne, tant pis s’il y a des victimes. Dans la rue BEN YEHUDA, la rue piétonne et commerçante au cœur de Jérusalem Ouest, il y a des musiciens qui jouent pour les passants et pour quelques Shekels. La rue BEN YEHUDA, c’est un peu le thermomètre du pays et des opinions. Nati y était avec ses copains musiciens. Des jeunes gens l’allure un peu baba cool, dreadlocks, un grand sourire béat et les yeux un peu rouges à 3 heures de l’après-midi. Il joue une chanson de Bob Marley, « Stir it up ». Ils ont changé les paroles pour « Bomb it up », « Bombarde le » (interview). Nicolas SARKOZY arrive aujourd’hui au Proche Orient, en pleine offensive terrestre, difficile pour la diplomatie. Les Israéliens ne veulent pas d’un cessez le feu. Les Palestiniens, la population de Gaza, n’attend que cela. Il y a une trentaine de Français à Gaza sous les bombes, comme la famille El CHAFI, qui a demandé à être évacuée. Jusqu’ici, la plupart des ressortissants étrangers de Gaza ont pu sortir, pas les Français. Hassan El CHAFI attend d’abord de Nicolas SARKOZY qu’il vienne au secours des Français de Gaza, enfermés chez eux depuis 10 jours (interview). Les troupes israéliennes se sont rapprochées de la ville Gaza. Reportage de Frédéric Barreyre , correspondant permanent à Jérusalem. Reportage de Grégory Philipps , envoyé spécial, et Didier Sudre, à la frontière entre Israël et Gaza.

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