Manifestation basque
Manifestation basque © MaxPPP / Dominiqu Guet

Enquête sur un processus de paix dont vous n’avez probablement jamais entendu parler. Cela ne se passe pas au moyen orient, c’est beaucoup plus proche, puisque ces négociations se déroulent au Pays Basque ! Il s’agit de mettre un terme au plus vieux conflit armé en Europe.

Dans quelques jours à Paris, le 11 juin, l’assemblée nationale accueille – c’est une grande première- une conférence humanitaire pour la paix au pays basque.

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Pour bien comprendre l’enjeu, il faut déjà rappeler quelques chiffres. Depuis 1968, date du premier attentat de l’ETA, il y a eu près de1000 morts et 22 400 militants de cette organisation armée ont été emprisonnés. Le dernier mort, est français, c'est un policier tué à Dammarie-les lys en 2010 dans une course poursuite.

En 2011, depuis Saint Sébastien , Kofi Anan , l’ancien secrétaire général de l’ONU, Pierre Joxe , ancien ministre de l’intérieur, ou des Irlandais comme Gerry Adams ou l’ancien premier ministre Berthie Aihern exhortent l’ETA a cessé le combat.

37 sec

Bertie Aherne

Trois jours plus tard l’ETA annonce la fin de son activité armée . Et le plus extraordinaire c’est que cela est respecté. Plus aucun attentat. Et depuis 2011, un long processus de réconciliation s’est mis en place. Il réunit des associations, des militants en dehors de tout cadre institutionnel, et dans le plus grand silence médiatique.

Alors, pour que la paix s’instaure durablement, l’idée est par exemple de faire discuter ensemble des victimes d’attentats et d’anciens poseurs de bombe.

J’ai ainsi pu rencontrerJean-Pierre Marin . Une bombe a explosé dans sa maison en 1992, après la colère, il recherche aujourd’hui le dialogue. Mais ses poseurs de bombes il n’a toujours pas pu les voir.

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JP Marin

Gorka Landaburu est l’ancien correspondant de Radio France à St Sébastien. Le 15 mai 2001, il reçoit une lettre piégée envoyée par ETA. Il perd plusieurs phalanges et la vision de l'oeil droit.

Il n'oublie rien, mais il veut la paix. Pour cela dit-il, l’ETA doit définitivement se dissoudre, mais, le gouvernement espagnol doit aussi faire un geste.

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Gorka Landaburru

Et pour débloquer la situation de ces prisonniers, le levier est donc maintenant politique d’où cette conférence pour la paix qui va s’ouvrir à Paris jeudi prochain.

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