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tchadsaltaa © Radio France

La guerre de Boko Haram au Tchad fait peu parler d’elle. Pourtant, depuis trois ans elle a entraîné le déplacement de deux millions de personnes et des milliers de morts. Valérie Crova s’est rendue sur les bords du Lac Tchad le jour du marché.

La guerre de Boko Haram, du nom du mouvement djihadiste né au Nigéria qui s’est ensuite étendu aux pays voisins notamment au Tchad, dure depuis trois ans . Ce conflit a fait des milliers de morts et a entraîné le déplacement de deux millions de personnes .

Sur les bords du Lac Tchad, plus précisement à Baga Sola, l’état d’urgence est toujours en vigueur . Le jour du marché, les pirogues accostent sur la rive pour débarquer le poisson pêché dans le lac mais aussi des bidons remplis de lait caillé.

La petite ville a été visée par un attentat suicide en octobre dernie. Il a fait 15 morts et une quarantaine de blessés. Depuis, les habitants des villages tout autour désertent le marché au poisson. Un habitant raconte son quotidien.

L’attentat est encore bien présent dans l’esprit des habitants de Baga Sola. Ils ont tous été traumatisés.

Pour lutter contre les attaques de Boko Haram, les habitants ont mis sur pied des comités de vigilance à l’entrée du marché où des hommes et des femmes pratiquent des fouilles corporelles sur les hommes, les femmes et même les enfants. Le gouvernement tchadien a interdit le port de la burka. Plusieurs kamikazes étaient des jeunes femmes qui cachaient leurs explosifs sous leur burka.

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À quelques kilomètres de là, le camp de Dares Salam aussi appelé "la Maison de la Paix" se dresse au milieu d’une étendue désertique balayée par un vent brulant. Près de 5000 réfugiés nigérians vivent dans des conditions difficiles . Sous une tente installée par l’UNICEF, des enfants dessinent ce qu’ils ont vécu. Abakar est l’un d’eux. Le garçon de 12 ans vient d’une ville du Nigéria, qui a été attaquée il y a un an par Boko Haram. Les terroristes ont ainsi massacré plusieurs centaines de civils. Il commente son dessin.

En plus des millions de déplacés, des milliers de morts et de réfugiés, d’autres victimes directes sont souvent oubliées. Salta a 10 ans et se trouvait sur le marché de Baga Sola quand s’est produit le dernier attentat suicide. Dans l’attaque, la jeune fille a perdu un bras et ne se souvient de rien. Elle décrit les bouleversements de cette attaque sur sa vie.

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