Hier, la Belgique a battu un record : il y a 20 ans, il avait fallu 147 jours pour former un gouvernement fédéral. Cette fois, ce seuil est dépassé et toujours pas de formation de gouvernement à l'horizon. Les négociateurs ont presque bouclé tous les dossiers qui ne fâchent pas, mais reste les questions institutionnelles, linguistiques. Tour de la Belgique sur le sujet avec trois "sages" - en Flandre, en Wallonie, et à Bruxelles - pas directement impliqués dans la négociation, mais parfaitement au courant du détail de celle-ci. Le Comte EYSKENS, ancien Premier ministre - et d'ailleurs fils de Premier ministre - habite LOUVAIN, en Flandre. Pour ce démocrate-chrétien flamand, les intérêts économiques des Flamands et des Wallons en fait se rejoignent (interview). La clef de l'ensemble belge, personne n'en doute ici, c'est la ville de BRUXELLES. Marc EYSKENS (interview). Direction maintenant la Wallonie. A une heure de route de là, ERPENT, sur les hauteurs de NAMUR, ville wallonne où réside le Flamand Rudi AERNOUT, qui a la particularité d'avoir été haut-fonctionnaire successivement wallon, fédéral, et flamand. Ce libéral soutient l'idée de l'inévitable complémentarité entre Belges (interview). Enfin, retour à BRUXELLES, où habite le Professeur Francis DELPEREE, politologue et constitutionnaliste. Les négociateurs ne doivent pas, dit-il, négliger la dimension européenne qui s'impose à la future organisation politique du Royaume (interview). Bref, les trois interlocuteurs laissent l'impression que le système belge actuel est le plus mauvais qui soit - à l'exception de tous les autres ! Un dossier de Quentin Dickinson, en direct de Bruxelles.

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