une enfant
une enfant © CC M_Aude

C'est un sujet encore tabou : certains parents refusent d'adopter des enfants de couleur, ou en tout cas d'une couleur différente de la leur. Dans un livre qui vient de paraître, un couple raconte comment il a vécu sa transformation en famille mixte.

Tout commence il y a sept ans, quand l'aide sociale à l'enfance annonce à Stéphanie et à son compagnon Pascal qu'ils peuvent adopter un bébé, pupille de la Nation. Après des années d'attente, ils sont fous de joie.

Ce qu'ils ne savent pas c'est que cet enfant est noir. Or ils n'ont jamais imaginé former une famille "mixte". Avec honnêteté et courage, Stéphanie raconte pourquoi elle ne voulait pas d'un petit noir quand elle a rempli le questionnaire de demande d'agrément.

POUR ALLER PLUS LOIN > "Une famille en noir et blanc" de Stéphanie Claverie, aux éditions Anne Carrière. Est-ce qu'on a le droit de "choisir" la couleur de peau de l'enfant que l'on veut adopter ? Oui, c'est parfaitement légal de délimiter son projet, y compris sur la couleur de l'enfant. Et dans la plupart des cas, les parents assurent que cela n'a rien avoir avec du racisme : c'est une garantie pour l'intégration de l'enfant dans la famille.

Souvent, les parents craignent aussi que l'enfant vive mal sa différence. C'est ce que les spécialistes de l'adoption appellent l'effet "Bounty", lorsqu'on est noir à l'extérieur et complètement blanc à l'intérieur.

POUR ALLER PLUS LOIN > Chiffres de l'adoption internationale en France

En 2011, en France, 750 pupilles de la nation et 2000 enfants de pays étrangers ont été adoptés. On en comptait 1569 en 2012.

Une enseignante a demandé à ses élèves d’écrire un poème à partir du tableau « La pie » de Claude Monet. Samuel, jeune garçon d’origine africaine que vous avez entendu témoigner dans ce réportage, a rédigé ce texte. C'était il y a 2 ans, il avait 12 ans à l'époque.

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