" Au début, je gagnais bien ma vie, Uber nous a vendu du rêve mais il a baissé les prix et c'est devenu un cauchemar" raconte Karim, chauffeur VTC. Depuis l'arrivée de la plateforme américaine en 2011, le secteur des VTC a été régulé, certains se sont affranchis des plateformes, pour d'autres c'est la déprime.

Seuls 10% des chauffeurs VTC travaillent entre eux, sans avoir recours aux plateformes de mise en relation.
Seuls 10% des chauffeurs VTC travaillent entre eux, sans avoir recours aux plateformes de mise en relation. © Radio France / Mathilde Dehimi

Le congrès des VTC se tient jusque ce mercredi soir à Paris. Ils sont 27.395 conducteurs en France dont 19.031 en Ile-de-France. On estime à 1,5 million le nombre d'usagers, là aussi en grande majorité en région parisienne.

La plupart des VTC travaille pour les différentes plateformes du secteur. Certains se plaignent de leur dépendance à ce système comme Karim

" Au début, je gagnais bien ma vie jusqu'en 2015, Uber nous a vendu du rêve mais il a baissé les prix et c'est devenu un cauchemar

Aujourd'hui, Karim raconte gagner 4 ou 5 euros de l'heure et ne plus payer ses charges "pour pouvoir remplir son frigo". Il dit se sentir dépendant des plateformes.

Depuis avril, Uber France a engagé une série de mesures pour améliorer les conditions des chauffeurs VTC qui travaillent avec eux. La plateforme déconnecte les chauffeurs qui passent plus de dix heures par jour en course avec des clients et elle leur propose une protection sociale. 

De la "poudre aux yeux" répond le secrétaire général du syndicat des chauffeurs privés VTC Sayaah Baroun qui attaque Uber devant les Prud'hommes en décembre pour salariat déguisé.

Pour mieux rémunérer et fidéliser les chauffeurs VTC, Uber a aussi augmenté les créneaux d'heure de pointe majorée ce qui n'est pas sans effet sur les clients qui se détournent ponctuellement des plateformes pour revenir vers les taxis parfois meilleur marché.

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