Les marchands de sommeil sont ces hoteliers peu scrupuleux qui louent des chambres vétustes à prix d'or à des personnes en difficulté. Un commerce de la misère contre lequel les pouvoirs publics sont engagés, mais qui, malgré tout, perdure. Pour preuve, cet hôtel situé à 2 pas de la Bastille, à Paris. Nadia et son mari y vivent avec leurs 8 enfants depuis bientôt 8 ans. 4 petites chambres, qu'ils ont bricolées en appartement (interview). Et en plus de cette vétusté, les prix sont exorbitants. L'ancien gérant demandait 5000 € par mois. Le nouveau réclame à présent 7500 €. Il sait que les services sociaux qui règlent la note, n’ont pas d’alternative. Trouver un grand appartement abordable dans Paris pour cette famille est quasi impossible. Alors en attendant, on paie et on fait le tri parmi les hoteliers. Gisèle Stievenard est adjointe au maire de Paris, chargée des affaires sociales (interview). D'autres organismes, comme le Samu Social, qui centralise l'hébergement d'urgence, ont décidé eux aussi de contrôler les établissements vers lesquels ils dirigent les personnes. Des partenariats sont signés. Des hôteliers s'engagent à faire les travaux et à baisser les prix. Mais ça ne résout pas le problème, souligne Joachim Soares de la Fondation Abbé Pierre (interview). Pauvreté, précarité, manque de logements, une aubaine pour les hoteliers indélicats. Mais peut être plus pour longtemps. Christine Boutin, la Ministre du logement, vient en effet de lancer la traque aux marchands de sommeil (interview). Un dossier de Dominique Delaroa.

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