Serge Dassault
Serge Dassault © Max PPP

A Corbeil-Essonnes, Fatah Hou est connu comme boxeur. Mais il ne remontera pas de sitôt sur un ring.

Le 19 février dernier, Fatah Hou, trente-quatre ans, s'est fait tirer dessus par Younès Bounouara, une vieille relation de Serge Dassault. Son combat: sortir du coma, se remettre à marcher, déjouant les pronostics des médecins qui lui annonçaient qu'il resterait entièrement paralysé.

Aujourd'hui Fatah Hou est debout, décidé à se battre. Contre ceux qui voulaient peut-être l'éloigner de Corbeil, et contre "le système Dassault".

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Le 14 février, un diplomate de l'ambassade du Maroc est invité à déjeuner au siège du groupe Dassault, rond point des Champs Elysées. Pour parler de possibles contrats? Des écoutes téléphoniques suggèrent qu'il s'agit d'écarter trois "emmerdeurs" (selon les mots de Jean-Pierre Bechter, maire de Corbeil), dont deux sont franco-marocains, comme Fatah Hou. Avec son avocate, Marie Dosé, il porte plainte aujourd'hui pour association de malfaiteurs contre Serge Dassault et Jean-Pierre Bechter.

Fatah Hou, devenu une cible parce qu'il voulait "balancer le système Dassault"? Oui, il dénonce les achats de votes lors des municipales. Il déplore surtout "qu'à cause de l'argent de Dassault, les meilleurs amis à Corbeil ne se parlent plus".

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