Nicolas Sarkozy arrivera ce soir à Washington pour sa première visite officielle aux Etats-Unis. Le président français compte célébrer les « retrouvailles » entre les deux pays. Après la crise sur la guerre en Irak en 2003, les relations franco-américaines s’étaient tendues. Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, tout n’a pas changé, mais beaucoup de choses ont changé. Pour se rafraîchir la mémoire, revenons juste une minute au temps des "Liberty fries" au lieu des "french Fries", avec Eric RIPPERT qui tient l’un des rares restaurants étoilées par le Michelin, le BERNARDIN à New York. Ici c’est un endroit où l’on mange mais où l’on fait aussi des affaires. Et voici une sorte d’avant après (interview). Désormais, tout le monde veut rencontrer ce nouveau président qui fait parler de lui, y compris dans la presse people avec son divorce ; qui a été désigné l’un des hommes les mieux habillés de France par Vanity Fare - ça c’est pour l’anecdote. Plus sérieusement, voici quelques petites phrases glanées dans les journaux : « Il parle fermement sur l’IRAN, comme Bush. Il veut imposer des quotas d’immigrées, comme Bush et pourtant, il est français. » C’était sur CBS News. Et puisqu’il faut réparer, les années de fâcheries. Il y aura lors de cette visite un geste très symbolique, la visite de la demeure de G. Washington. Nicolas Dungan est président de la fondation franco américaine (interview). Les Américains voient-ils en Nicolas Sarkozy l’allier naturel européen que la Grande-Bretagne est moins aujourd’hui ? En tout cas le symbole souligné est assez fort. Disons que G. Bush a besoin des Européens. Désormais il le sait, et vous allez entendre un monsieur qui s’appelle Bill KORN BLUM, sociologue à la city university de New York. Il nous explique que selon lui, Nicolas Sarkozy profite de la faiblesse de l’administration actuelle pour prendre une place qu’il ne lâchera pas au départ de Bush, en FIXANT ses propres conditions (interview). Les « bushistes » perdent du pouvoir, et ceux qui veulent les remplacer en 2008, côté républicain notamment, prennent exemple sur Nicolas Sarkozy. Pendant un moment, Nicolas Sarkozy s’est retrouvé au cœur de la campagne électorale, cité surtout par Rudolphe Giuliani, en quête de la recette Sarkozy : « Comment devenir président quand on a appartenu à l’administration du sortant très mal en point dans les sondages ? » Du coup, pendant plusieurs meetings, Giuliani a raconté cette histoire (interview). Alors, question, puisqu’on est chez les républicains, est-ce que Nicolas Sarkozy insulte l’avenir en se montrant proche d’un président en déclin ? Non répond Roger Cohen de l’ « Herald Tribune », mais ça dépend de lui (interview). Un dossier de Fabienne Sintès, en direct de New York.

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