Par Laëtitia Saavedra En septembre dernier, 14 000 enseignants stagiaires faisaient leur rentrée dans des écoles primaires, des collèges et des lycées, sans avoir reçu la moindre formation pratique. Quel est le bilan un mois plus tard ? Nous avons posé la question à Claire. Nommée dans un lycée tranquille, elle s'estime plutôt mieux lotie que la moyenne, mais -il y a un gros MAIS. Craquer, c'est ce qui est arrivé à Laurence, 23 ans. Deux semaines à peine après la rentrée, elle a été arrêtée par son médecin. Là-dessus, elle reçoit une lettre très sévère de son inspecteur d'académie. Depuis, Laurence est sous anxiolytique. Et elle qui était si fière de son CAPES, pense maintenant à démissionner. Combien de cas comme celui de Laurence ? Impossible d'avoir des chiffres officiels. Selon le SNES, le syndicat majoritaire dans le secondaire, il y aurait 6 arrêts maladie dans l'académie de Lille et 22 dans celle de Créteil. Ni plus ni moins que l'an dernier, affirme le ministère de l'Education nationale, sans plus de précision. Même son de cloche au rectorat de l'Académie de Dijon, où l'on reconnaît tout de même que les conditions de démarrage sont difficiles. Bernard Terraz, responsable de la formation, témoigne. Face aux critiques, Luc Chatel a fait mettre en ligne des vidéos sur les rudiments de la gestion de classe à l'intention des enseignants stagiaires. « Le degré zéro de la formation », dénonce le SNES. ### liens

La galère des profs stagiaires / Journal de bord de deux enseignants débutants

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