Les états généraux de la sécurité à l'école s'ouvrent aujourd'hui à Paris à la Sorbonne. Face à la violence, il a été décidé de passer au crible 8000 lycées et collèges d'ici la fin du mois de juin. Objectif : faire des diagnostics de sécurité. En clair : améliorer la prévention. Direction le collège Paul Eluard d'Evry dans l'académie de Versailles, zone d'éducation prioritaire. 355 élèves. Depuis le début de l'année, une dizaine d'incidents : jets de bombes lacrymogène, bagarres autour du collège, agression d'un collègien par un élève d'un autre établissement. Des faits jugés suffisamment graves pour faire intervenir une équipe mobile de sécurité, qui comprend des personnels issus de l'éducation, des policiers et des gendarmes à la retraite. Hier matin, toute l'équipe était réunie autour du principal du collège, Franck Gousset, pour inspecter le batiment et ses alentours (interview). Et le diagnostic se poursuit dans l'enceinte de l'établissement avec passage en revue des lieux stratégiques : la cour, les couloirs et, incontournable : la cantine (interview). Il faut donc très vite repérer les signes avant coureurs d'une situation qui peut s'envenimer. Pour Luc Pham, directeur du centre académique d'aide aux écoles et aux établissements, les faits graves s'installent sur une somme de micro-incidents (interview). Pour prévenir de la montée de la violence, ce spécialiste préfère, dit-il, une exigence bienveillante et éducative à une sévérité excessive. ____Un reportage d’Emmanuelle Daviet.

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