Un reportage de Frédéric Barreyre, envoyé spécial permanent de Radio-France à Jérusalem, en Israël Israël fait face à un bouleversement régional fondamental. La Tunisie, l’Egypte, la Libye et plus récemment la Syrie : tous ces changements inquiètent les Israéliens. Parce qu’on ne sait pas ce qu’il y aura après, et Israël redoute l’incertitude ; parce qu’incertitude signifie danger. Aujourd’hui avec la Syrie, comme pour l’Egypte hier, on pose ici toujours cette question : est ce que c’est bon pour Israël ? La Syrie et le Président Assad, ce n’est finalement pas si mauvais que cela pour Israël. Et d’ailleurs, on arrive à des positions surprenantes d’Israël. Imaginez : la Syrie officiellement en guerre contre Israël. Frontière fermée entre les deux pays, force d’interposition de l’ONU... Israël préfère garder un ennemi stable. Interview d'Ygal Palmor, porte-parole du ministère Israélien des Affaires étrangères Le pire n’est pas toujours obligatoire, mais face à ce nuage d’incertitude, Israël insiste sur ses besoins de sécurité : augmentation du budget de la défense : Israël teste de nouveaux missiles et le fait savoir. La sécurité est un réflexe en dans le pays. Interview de Daniel Bensimon, député travailliste - Les révoltes arabes inquiètent les Israéliens, mais il y a un danger plus immédiat. On l’a vu récemment avec l’attentat à la bombe à Jérusalem et la frontière sud, sur le fil du rasoir, avec les tirs de roquettes à partir de Gaza. Des roquettes qui vont toujours plus loin en territoire israélien ; des missiles d’une portée de 40 kilomètres. La ville d’Ashdod a été frappée et elle se trouve à 20 kilomètres seulement de Tel-Aviv. En Israël, les positions se radicalisent. C’est le cas de la population à Ashdod. Interview d'habitants d'Ashdod Il y a une date très importante sur le calendrier au Proche-Orient : septembre prochain, avec la reconnaissance de l’Etat palestinien à l’ONU, espèrent en tous cas les Palestiniens, qui sont pris dans le tourbillon des révoltes arabes, dont ils revendiquent la paternité, avec l’Intifada. Roger Heacock enseigne l’histoire à l’université de Bir Zeit près de Ramallah depuis près de 30 ans. Interview de Roger Heacock La naissance d’un état palestinien en septembre, Israël ne voit pas cela d’un très bon œil. La réponse israélienne est claire, courte et précise : impossible, impossible sans négociations. Interview d'Ygal Palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Cela ne se fera pas et si cela arrive, Israël évoque des mesures de rétorsions.

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