Boire une limonade pour parler de DIEU et la science... Partager une bière avec des amis en devisant "de l'énergie au 21ème siècle"... Rendez-vous dans une brasserie autour du "monde quantique"... Telles sont les initiatives désormais très nombreuses partout en France qui font les bars des sciences. Un chemin proposé à tous pour rencontrer des scientifiques dans des lieux informels et conviviaux. C'est l'histoire d'une bande de physiciens de la société française de physique, qui en 1997 - il y a 8 ans donc - ont eu envie de permettre au public de rencontrer des scientifiques, des chercheurs dans des lieux différents de ceux habituellement dévolus à la science. Pas dans une salle de conférence ou à l'université, mais un bar, c'est-à-dire un lieu de détente. Du coup, on fait sauter une barrière entre 2 mondes, entre celui qui sait et celui qui ne sait pas ou qui croit qu'il ne sait pas. Marie-Odile Montchicourt, que les auditeurs connaissent bien, a fait partie de cette bande d'enthousiastes, qui depuis a fait beaucoup d'émules. Les bars des sciences, il y en a désormais partout en France, précise Yves Sacquin, l'un de ces physiciens à l'origine de ce mouvement (interview). Il y a quelques jours, dans le 12ème arrondissement de Paris, il y avait une première : un bar des sciences bilingue. Les britanniques appellent ça un café scientifique ! En partenariat avec le British Concil, il y avait dans ce pub, de la bière, à manger et pour nous parler du réchauffement climatique, un géologue britannique et une glaciologue française. Après 45 minutes d'exposé, on a pu poser toutes nos questions, contester ce qui avait été dit, demander plus de précisions. Visiblement tout le monde est ressorti satisfait (interview Catherine et David). Et les scientifiques qui viennent sont plutôt contents d'être confrontés à un public peu averti, sinon ils ne reviendraient pas ! Valérie Masson-Delmothe, chercheuse au Commissariat à l'Energie Atomique, trouve que la confrontation des mondes est intéressante (interview). Au-delà de ces bars des sciences, on sent de plus en plus chez le public français un appétit pour les questions scientifiques. Alors que les filières scientifiques attirent de moins en moins, les débats, les conférences citoyennes, la fête de la science sont de plus en plus courus. Pour Jean-Yves Le Déaut, le député à l'origine de la première conférence de citoyens sur les OGM en 98, le public désormais questionne la science. Il ne la voit plus seulement comme source de progrès. Il veut pouvoir donner son avis (interview) Une enquête de Sophie Bécherel, spécialiste des questions scientifiques à France Inter, enquête réalisée à l'occasion du Forum Sapience qui se déroule sur la Cote d'Azur et que France Inter parraine. INFOS Vendredi et samedi, 2 soirées de débats sont prévues sur le thème "Les défis d'une recherche citoyenne". Pour plus d’infos vous pouvez aller sur www.bardessciences.net et sur www.sapience.fr ...

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