le skieur français Frederic Francois à Rosa Khutor
le skieur français Frederic Francois à Rosa Khutor © REUTERS/Christian Hartmann

Plus de 500 athlètes présents, 45 nations représentées. Les jeux paralympiques d’hiver s’ouvrent ce vendredi soir à Sotchi dans un contexte international particulièrement compliqué qui voit les tensions entre la Russie et l’Ukraine faire la une.

Les athlètes ukrainiens sont pourtant présents. Les athlètes ne veulent pas parler mais le chef d’équipe a accepté de rencontrer Laëtitia Bernard, jeudi soir au village olympique. Il ne veut pas aborder le conflit en cours, mais quand on lui demande si les athlètes n’auraient pas décidé d’être présents pour quitter symboliquement la cérémonie d’ouverture.

Nous avons dépense beaucoup d’argent pour leur préparation et gagné beaucoup de médailles sur les précédents championnats. Croyez-moi : tout le monde veut tenter sa chance de médaille.

Reste à savoir, si la délégation ukrainienne assistera vendredi soir à la cérémonie d’ouverture. Aux dernières nouvelles, les discussions sont toujours en cours avec le Comité international paralympique.

Qui dit Jeux paralympiques, dit aussi question d’accessibilité, là-dessus les réactions sont plutôt positives. Tout est fonctionnel, mais beaucoup se demandent si ce sera durable, à commencer par Cyril Moré, skieur alpin en fauteuil qui en est à sa troisième paralympiade d’hiver.

J’apprécie particulièrement les cheminements faits pour nous, pour aller par exemple du bus aux pistes contrairement à ce qu’on avait connu il y a huit ans à Turin mais beaucoup d’éléments ne vont pas rester et c’est bizarre après avoir mis ces moyens là.

Une chose est sûre : pour ces jeux d’hiver, on ressent une sorte d’effet Londres. Le paralympique est bien en train de prendre une nouvelle dimension. Les athlètes et le staff confirment ce nouvel engouement. Il faut même, pour les sportifs, apprendre à gérer la pression médiatique. Des athlèetes qui disent d’être heureux d’être d’avantage soutenus par le grand public.

Emmanuelle Assmann, chef de la délégation paralympique française de Sotchi

Londres a été un vari tournant médiatiques, on va atteindre 30.000 fans sur Facebook, on voit un vrai engouement et plus de médias français couvrent ces jeux. Ca fait plaisir aux athlètes et au staff, ils sont fiers du mouvement paralympiques et ont envie de le montrer.

Bien sûr, la visibilité des paralympiques est encore loin des celle des jeux valides, mais l’évolution reste considérable et c’est encore Emmanuelle Assmann qui peux nous aider à mesurer la portée. Avant d’être côté staff, elle était athlète paralympique en escrime fauteuil.

J’ai fait les jeux d’Athènes en 2004 et il n’y avait pas grand monde dans les gradins et personne de mn entourage n’a réussi à voir une image de mes assauts. C’est une bataille de gagner sur la reconnaissance.

Les athlètes ont hâte d’entrer dans le vif du sujet. La cérémonie d’ouverture c’est ce soir vendredi à 17h14 heure française. Première chance de médaille françaisedès samedi matin avec les épreuves de descente.

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